Tennis: Wawrinka s’enlise d’entrée à Doha
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TennisWawrinka s’enlise d’entrée à Doha

Le Vaudois a subi la loi en trois sets (7-6 6-7 7-5) du Sud-Africain Lloyd Harris (84e joueur mondial) pour ses débuts dans le tournoi qatari.

par
Mathieu Aeschmann
Comme à Rotterdam, «Stan» n’est pas parvenu à passer le premier tour.

Comme à Rotterdam, «Stan» n’est pas parvenu à passer le premier tour.

AFP/Archive

Le tournoi de Doha est déjà terminé pour Stan Wawrinka. Tête de série No 7 au Qatar, le Vaudois (ATP 20) a fini par craquer au bout d’un marathon face au qualifié Lloyd Harris (ATP 84) 6-7, 7-6, 5-7. À deux semaines de son 36e anniversaire, «Stanimal» ne pourra s’épargner ce constat: il vit un début de saison compliqué et semble ne plus faire vraiment peur à ses adversaires.

Harris face à son idole

Lloyd Harris avait pourtant le profil du joueur qui aurait pu être impressionné par le pedigree du triple vainqueur en Grand Chelem. Stan Wawrinka est son idole, le Sud-Africain l’admire depuis ses années juniors. Mais après avoir sauvé quatre balles de break dès son premier engagement, le grand serveur de Cape Town n’a jamais semblé inhibé à l’idée de déboulonner l’une de ses statues préférées.

Lent dans ses déplacements, hésitant à l’échange (36% de points gagnés derrière sa seconde balle), Stan Wawrinka cédait la première manche au tie-break suite à une attaque de coup droit forcée. Il retrouvait des couleurs et un peu de vivacité dans la deuxième manche, remportant logiquement le jeu décisif. Son abnégation lui permettait encore une fois de combler un break de retard en début de troisième set. Mais cette attitude exemplaire n’allait pas suffire. Comme face à Fucsovics à Melbourne, «Stanimal» s’est (dé)battu. Il a cherché à se faire violence. Mais son niveau de jeu actuel ne lui offre absolument aucune marge.

Les séquelles du Covid?

Faut-il y voir les effets secondaires de ce Covid-19 qui a effacé les bienfaits de sa préparation physique? Sans doute. Car le Stan Wawrinka de ce premier trimestre ne bouge simplement pas assez bien pour prétendre à une place dans le dernier carré des tournois. Trop lourd, il lui est aujourd’hui presque impossible de défendre efficacement et d’imposer ce défi physique à l’échange qui fut son atout maître durant ses grandes années. Le Vaudois a un mois et demi devant lui pour inverser la tendance avant la saison de terre battue.

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