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AutoWEC/24 Heures du Mans - Essais: Toyota et Audi à la chasse au record (PRESENTATION)

LE MANS (France), 18 juin 2013 (AFP) - Toyota va tenter de battre Audi, mercredi et jeudi soir, lors des deux soirées d'essais libres et qualificatifs qui vont enfin lancer, sur la piste, la 81e édition des 24 Heures du Mans et permettre surtout aux 56 équipages engagés de fignoler leurs réglages pour la course.

Les Nippons sont au pied d'un mur, car lors de la journée test, le 9 juin, la meilleure Toyota pointait à cinq secondes de la meilleure Audi, celle de Loïc Duval, auteur en toute fin de séance d'un 3:22.583 à donner le frisson aux nombreux supporteurs japonais. Un Duval parfaitement capable de passer, mercredi ou jeudi, sous la barre des 3 min 20 sec au tour, comme Stéphane Sarrazin en 2008 (3:18.513), dans une Peugeot 908, pour ce qui reste le record absolu du circuit des 24 Heures dans sa configuration actuelle: 13,629 km de folie pure, à 247 km/h de moyenne. Trois fois seulement depuis 2003 (Kristensen-Capello-Smith, sur une Bentley, puis Tréluyer-Fässler-Lotterer, sur une Audi, en 2011 et 2012), l'équipage parti en pole position a remporté la grande course d'endurance, au bout de 24 heures de suspense. C'est dire la valeur hautement symbolique de ce meilleur temps, qui dépend surtout de la météo et des conditions de piste au moment où un pilote réputé rapide, après plusieurs heures de travail acharné sur l'aérodynamique, les freins et la consommation, va enfin avoir le feu vert pour "claquer" un temps... sans prendre le moindre risque, à moins de 48 heures du départ. Les autres fois, la "pole" est venue récompenser un pilote très rapide, comme Sarrazin (trois poles d'affilée entre 2007 et 2009), une voiture très efficace, comme la Peugeot 908, ou une équipe très méritante, comme Pescarolo Sport en 2005. Le grand Henri (NDLR: Pescarolo), quatre fois victorieux comme pilote, sera le grand absent de ce 90e anniversaire, sur la piste, mais Tréluyer, vainqueur sortant, sait tout ce qu'il doit à celui qui l'a fait débuter au Mans: "Pour s'imposer dans la Sarthe, il faut la voiture pour gagner, mais il faut aussi que le pilote ait reçu la bonne formation. Pour rouler dans ce type de voiture, la formation Pescarolo est la meilleure au monde". "Henri, c'est la référence. Il m'a appris tous les fondements et m'a donné ma chance au Mans. La base de ma réussite aux 24 Heures, c'est lui. La façon dont je gère mes courses en endurance vient de ce qu'Henri m'a appris et je m'y tiens. Ses conseils m'ont permis de grandir, de mûrir. Aujourd'hui, j'espère qu'il considère mes victoires un peu comme les siennes. C'est un grand monsieur que j'estime énormément". Le Mans, ce sont des histoires de voitures, des centaines depuis 1923, et beaucoup d'histoires d'hommes, capables de se lancer dans les Hunaudières, en pleine nuit, à 300 km/h, qu'il pleuve ou qu'il vente. Comme Pescarolo dans les années 70, dans une Matra, et Tréluyer au 21e siècle, dans une Audi hybride. Le programme des essais (en heures GMT): Mercredi: 14h00-18h00: essais libres 20h00-22h00: essais qualificatifs 1 Jeudi: 17h00-19h00: essais qualificatifs 2 20h00-22h00: essais qualificatifs 3 dlo/ol/dhe

(AFP)

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