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Journées de SoleureWidmer-Schlumpf salue la qualité du cinéma suisse

Eveline Widmer Schlumpf a ouvert jeudi soir la 47e édition des Journées de Soleure. La présidente de la Confédération a salué la qualité du cinéma suisse.

Eveline Widmer-Schlumpf a rendu hommage aux «performances du cinéma suisse».

Eveline Widmer-Schlumpf a rendu hommage aux «performances du cinéma suisse».

Keystone

La nouvelle patronne du festival Seraina Rohrer a elle comparé les cinéastes à des vignerons «dépendants d'un bon climat financier et politique».

Les nouveaux règlements déterminant le soutien de la Confédération, objet d'âpres luttes ces dernières années, constituent une bonne base pour le cinéma suisse, a soutenu la directrice. Et d'ironiser: «J'espère que les vignerons pourront désormais se consacrer davantage au travail sur les ceps et passer moins de temps dans les réunions des fédérations de vignerons.»

Dans son discours, Seraina Rohrer a également souligné que les cinéastes suisses ont réalisé «du bon travail» au cours des années écoulées. «Et cela, il faut le célébrer.»

Label «Swissness» mérité

La présidente de la Confédération a elle aussi rendu hommage aux «performances du cinéma suisse». Ce dernier est capable d'une autocritique «parfois amusante, drôle et affectueuse», constate Eveline Widmer-Schlumpf.

Pour elle, le film suisse mérite le label de qualité «Swissness». La ministre des finances s'est dite confiante que des longs métrages helvétiques «touchants» continueront de sortir dans les salles obscures.

La grande argentière a en outre défendu une politique de soutien au cinéma permettant de «distribuer justement et efficacement les fonds d'encouragement». «Que cette distribution soit une mission exigeante, je ne le sais que trop bien, en tant que ministre des finances!», a lancé la conseillère fédérale.

Film de Xavier Koller en ouverture

Après les discours, les spectateurs ont pu voir en première le film d'ouverture du festival, «Eine wen iig, dr Dällebach Kari», drame de Xavier Koller. Il s'agit d'une nouvelle version de l'histoire du coiffeur bernois Karl Tellenbach, déjà portée à l'écran par Kurt Früh en 1970.

Les Journées du cinéma suisse de Soleure durent jusqu'à jeudi prochain. Environ 200 longs et courts métrages sont projetés en une semaine dans l'ancienne cité des ambassadeurs.

Dix films se disputent le Prix de Soleure, doté de 60'000 francs. La récompense sera attribuée par un jury formé de l'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, de la réalisatrice Séverinne Cornamusaz et de l'écrivain Charles Lewinsky.

Onze autres films sont en course pour le Prix du Public, doté de 20'000 francs. L'an dernier, le festival a attiré 55'000 visiteurs.

(ats)

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