10.11.2013 à 13:09

Nucléaire iranienWilliam Hague: «un accord est sur la table et peut être conclu»

L'Iran et les six puissances mondiales se sont quittés dimanche à Genève sans parvenir à s'entendre sur le dossier du nucléaire iranien. Mais un accord semble proche.

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L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)

L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)

Keystone
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).

Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).

AFP
Le marathon des négociations s'est soldé par un accord historique à Vienne, en Autriche. (Mardi 14 juillet 2015)

Le marathon des négociations s'est soldé par un accord historique à Vienne, en Autriche. (Mardi 14 juillet 2015)

Georg Hochmuth, Keystone

Un accord sur le nucléaire iranien «est sur la table et peut être conclu», a affirmé le chef de la diplomatie britannique William Hague. L'Iran et les six puissances mondiales se sont quittés dimanche à Genève sans parvenir à s'entendre.

«Il n'y a pas de doute, comme l'a dit (le secrétaire d'Etat américain) John Kerry pendant la nuit, que les points de vue entre les différentes parties sont plus proches qu'avant les discussions. Donc nous n'avons pas perdu notre temps», a déclaré William Hague dimanche sur la radio britannique BBC depuis Genève. «Il est vital de conserver cet élan. (...) Un accord est sur la table et il peut être conclu», a-t-il ajouté.

«Sur la question de savoir si cela va se produire dans les prochaines semaines, il y a de fortes probabilités. Mais comme je l'ai dit, il s'agit de négociations extrêmement difficiles, je ne peux pas dire exactement quand elles se concluront, mais nous essaierons de nouveau les 20 et 21 novembre», lors du prochain round de négociations, a-t-il encore dit.

«Nous entretenons une bonne relation, une relation de travail et personnelle avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. C'est un négociateur difficile, mais il est très constructif. Je pense qu'il veut résoudre cela», a encore estimé M. Hague.

Éviter un «mauvais accord

«Il y a une ferme volonté de parvenir à un accord», a de son côté déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. «J'espère qu'il s'agira d'un bon accord qui permettra de réduire ou de démanteler totalement les capacités de l'Iran de se doter de l'arme nucléaire», a-t-il ajouté.

«Nous ferons tout pour convaincre les puissances et leurs dirigeants d'éviter de conclure un mauvais accord avec l'Iran», a-t-il encore averti.

Après trois jours de discussions à Genève, l'Iran et six puissances mondiales (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) se sont quittés dimanche sans accord, mais en se donnant rendez-vous le 20 novembre. Téhéran a toutefois souligné quelques heures plus tard qu'il ne renoncerait pas à ses «droits nucléaires».

(ats)

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