12.11.2020 à 09:02

Hockey sur glace/FootballWilly Vögtlin: «On travaille 24 heures sur 24 pour trouver des solutions»

Les nombreux reports de matches mettent le responsables des calendriers de hockey dans l’embarras. La situation est un peu moins préoccupante dans le football.

von
André Boschetti
En plus de devoir jouer à huis clos, les clubs de hockey se succèdent en quarantaine. Les nombreux matches renvoyés de National et de Swiss League  risquent bien d’être prochainement un problème insoluble pour Willy Vögtlin, le responsable du calendrier. 

En plus de devoir jouer à huis clos, les clubs de hockey se succèdent en quarantaine. Les nombreux matches renvoyés de National et de Swiss League risquent bien d’être prochainement un problème insoluble pour Willy Vögtlin, le responsable du calendrier.

KEYSTONE

L’annonce, mercredi, des mises en quarantaine des ZSC Lions et du Lausanne HC, ne représente que le énième contretemps d’une saison dont on se demande chaque jour un peu plus si elle pourra se dérouler jusqu’à son terme et comme prévu.

Deux matches des Zurichois et deux (voire trois) de Lausannois ont été renvoyés. Ils s’ajoutent à une liste impressionnante de rencontres à recaser dans un calendrier déjà surchargé. Responsable en la matière, Willy Vögtlin ne sait d’ailleurs plus à quel saint se vouer. «C’est la m…, admet-il d’emblée. Je n’ai pas exactement en tête le nombre de matches qu’il faut reprogrammer, mais on doit en être à plus de 45, je crois. Même si la situation est délicate et compliquée, j’ai quand même bon espoir que l’on arrivera à honorer le calendrier initialement prévu.»

Mais le casse-tête est d’autant plus ardu à résoudre que de nouvelles mises en quarantaine sont encore à prévoir ces prochaines semaines. «On travaille 24 heures sur 24 pour trouver des solutions, assure Willy Vögtlin. Et on va y arriver. En espérant que les mesures prises récemment permettent au plus vite de diminuer le nombre de cas.»

Quant à l’hypothèse, avancée par certains dirigeants, dont le Lausannois Sacha Weibel, de prolonger la saison d’un mois ou deux, le responsable des calendriers l’exclut. «Avec les championnats du monde prévus fin mai, cela me semble impossible. Nous réévaluerons, comme prévu, la situation début décembre, mais il est clair qu’il est impératif de continuer de jouer.»

Willy Vögtlin est le premier à se demander quand il pourra remettre le trophée de champion au vainqueur des play-off 2021. 

Willy Vögtlin est le premier à se demander quand il pourra remettre le trophée de champion au vainqueur des play-off 2021.

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Même si la situation est moins tendue pour la Swiss Football League, elle commence quand même à susciter quelques inquiétudes. «Si on compare notre situation à celle du hockey, la nôtre est un peu plus confortable, remarque Philippe Guggisberg, responsable de la communication de la SFL. Parce qu’on est encore assez tôt dans la saison et qu’il nous reste pas mal de dates à disposition en semaine. Le seul gros problème, c’est si un même club a plusieurs matches à rattraper. Mais jusqu’à présent, on a trouvé des solutions pour recaser toutes les rencontres reportées.»

Situation plus gérable dans le foot

A une exception près, Lugano-YB. «Oui, concède Philippe Guggisberg. Comme YB est engagé en Ligue Europa, il a moins de dates disponibles. Cela dit, si la situation devait encore se compliquer ces prochaines semaines, on pourrait aussi envisager de recommencer un peu après la pause de Noël. Ou jouer quelques rencontres de plus au printemps. Avec l’espoir de pouvoir y accepter du public dès le mois de février ou mars.»

«Autant nous comprenons que le FC Sion, où les cas sont nombreux, soit placé collectivement en isolement, autant il est plus difficile d’accepter que l’on prenne les mêmes mesures pour une équipe où un ou deux joueurs seulement sont positifs»

Philippe Guggisberg, responsable de la communication de la SFL

Aujourd’hui, la principale préoccupation de la SFL concerne ces mises en quarantaine parfois trop rapides d’équipes qui ne comptent qu’un ou deux cas au sein de leur groupe. «Les mises en quarantaine sont un gros problème, explique Philippe Guggisberg. Autant nous comprenons que le FC Sion, où les cas sont nombreux, soit placé collectivement en isolement, autant il est plus difficile d’accepter que l’on prenne les mêmes mesures pour une équipe dans laquelle un ou deux joueurs seulement sont positifs. Nous voulons aborder ce thème avec les responsables sanitaires pour trouver la meilleure solution possible.»

L’exemple saint-gallois

La façon de faire de Saint-Gall pourrait en l’occurrence servir d’exemple à suivre, selon Philippe Guggisberg. «Dans ce canton, si deux joueurs sont trouvés positifs, l’équipe est placée en isolement par le médecin cantonal. Mais de nouveaux tests, effectués cinq jours plus tard, peuvent permettre à tous ceux qui seront alors négatifs de reprendre immédiatement l’entraînement. Au lieu de rater deux ou trois matches, ces équipes n’en manqueraient plus qu’un seul. Cela dit, chez nous, le fédéralisme ne permettra probablement pas d’avoir une uniformité nationale dans la façon de procéder.»

Autrement dit, chaque médecin cantonal est libre de faire comme il l’entend et d’agir au plus près de sa conscience. Quitte à perturber un peu plus encore le déroulement des compétitions.

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8 commentaires
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Marcus Cicero

12.11.2020 à 12:48

Deux petites statistiques : un jeune a plus de risque de mourir tué par une météorite que par le virus, de même plus de gens meurent de dysenteries ou de gastro surtout chez les enfants que du virus, donc relativisons la chose plutôt que d'en faire un drame mondial. Bonne nouvelle pour ceux qui aiment ce feuilleton les catastrophistes types Berset et consorts nous annonceront une troisième vague, ce qui tiendra en haleine certains qui ne peuvent plus s'en passer, le problème ils vont se prendre les pieds dans le tapis et bonjour la suite. Quant au fameux vaccin du temps qu'il sorte le virus aura encore certainement muté, donc autant vendre de la poudre de perlimpinpin.

Grenat65

12.11.2020 à 12:30

Huit clos perte d’argent, pourquoi ne repousser le championnat en espérant des spectateurs et plus d’équité

CrisCros

12.11.2020 à 12:08

Vu que les matchs sont a huit clos et par conséquent coûtent de l'argent aux clubs, pourquoi ne pas changer pour l'année le mode de championnat, qui serait plus court (moins match saison - 2 tours) mais avec des playoffs plus long incluant les 12 clubs (1er round 9-12, 2em 7-8 plus gagnants 1er round puis des quarts normaux) !?