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tennisWimbledon - S. Williams: "je continue de me réinventer" (TROIS QUESTIONS)

"Je continue de me réinventer", assure jeudi, à 33 ans, la N.1 mondiale américaine Serena Williams avant de disputer la finale de Wimbledon contre l'Espagnole Garbine Muguruza.

Q: Pourquoi Sharapova n'arrive-t-elle pas à jouer contre vous? R: "Quand vous jouez contre quelqu'un qui vous a déjà battue, vous êtes vraiment concentrée. Elle n'a pas été N.1 mondiale sans raison. Ce n'est jamais facile contre quelqu'un contre lequel vous savez que vous devez vous battre sur chaque point, jusqu'au bout. Muguruza m'a déjà battue. L'an passé elle m'a posé des problèmes et notre dernier match n'a pas été simple. Cela fait peu de temps qu'elle est là mais elle a déjà fait de bonnes choses à Roland plusieurs fois. Je ne pense pas qu'elle soit intimidée. Cela ne lui ressemble pas. Elle sait comment gagner, quoi faire". Q: La Muguruza de 2015 est-elle la Sharapova de 2004? R: "Comparer Maria à Garbine, c'est comme comparer des pommes à des oranges. Quand j'ai perdu contre elle, cela m'a ouvert les yeux. Il y a des défaites qui vous énervent, et d'autres qui vous apprennent quelque chose. Cela faisait longtemps que je n'avais pas appris comme cela. J'ai été tellement mieux ensuite. J'ai travaillé plusieurs trucs. Les résultats ne sont pas venus tout de suite mais plusieurs mois après. Dans ma position, je n'ai pas besoin de remporter un autre Wimbledon. J'ai gagné tellement de Grands Chelems. Je pourrais perdre même si cela ne me ferait pas plaisir, c'est sûr. Chaque fois que je suis sur un court, je vois ça comme un moment sympa car cela ne me procure plus du stress comme avant. Mais en même temps, je deviens nerveuse. C'est une sensation spéciale. Ca m'inquiéterait si ce n'était pas le cas. A 18 ans, c'était très stressant. Après, j'ai commencé à profiter de tout ça". Q: Comment expliquez-vous votre longévité? R: "Je continue de me réinventer, je cherche toujours à améliorer quelque chose. Je pense que je peux revenir de n'importe quoi. Mais les victoires faciles sont quand même les meilleures. Parfois vous avez besoin de matches durs ou sinon vous ne vous sentez pas bien dans votre jeu. Ou vous pensez que vous ne jouez pas à votre maximum. Parfois, vous avez besoin de vous dire que vous pouvez jouer deux heures et demie si besoin. Juste mentalement. Savoir que vous êtes capable de vous en sortir, ça aide. Je pense que la technologie aide beaucoup pour durer. Pas seulement moi, mais aussi Federer, ma soeur. Beaucoup vieillissent tout en continuant à bien jouer. Les joueurs font plus attention à leur santé. Si j'avais eu une autre approche, je ne serais plus là. Ah par contre, les chips de l'autre soir, je ne vais pas les jeter". Propos recueillis en conférence de presse cd/gv

(AFP)

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