Publié

AutoWRC/Rallye d'Australie: VW quasi-sacré, dernier joker pour Latvala (PRESENTATION)

Coffs Harbour (Australie), 10 sept 2014 (AFP) - Volkswagen Motorsport va probablement rafler dimanche à Coff's Harbour un 2e titre mondial en rallye, celui des constructeurs, et l'autre titre ne peut plus échapper à l'un de ses trois pilotes, mais le rallye d'Australie sera quand même indécis jusqu'au bout.

Sur le plan mathématique, VW compte actuellement 167 points d'avance sur Citroën (305 points à 138), grâce notamment à une série de 12 victoires consécutives (étalée sur deux saisons) qui a été brisée en Allemagne par Hyundai et Thierry Neuville. Si VW en a encore 129 d'avance dimanche soir (soit l'équivalent de trois doublés pour Citroën, sans que VW marque de point), l'écurie de Jost Capito pourra faire la fête. C'est plus que probable. Reste le titre pilotes pour lequel Sébastien Ogier a déjà pris une option: 44 points d'avance à quatre manches de la fin. Son avance aurait pu fondre en Allemagne, suite à ses deux sorties de route et son abandon, mais Jari-Matti Latvala, son coéquipier et principal rival, en tête le dimanche matin, est parti à la faute et a perdu 28 points en quelques secondes. Du coup, le Français peut envisager sereinement les derniers rendez-vous de la saison, surtout les rallyes de France et d'Espagne, sur asphalte. La dernière chance de Latvala pour faire douter Ogier, c'est donc l'Australie, où les Finlandais ont souvent brillé: trois victoires d'affilée pour Marcus Grönholm entre 2000 et 2002, sur des Peugeot, et trois autres pour Mikko Hirvonen entre 2006 et 2011, dans des Ford. Jari-Matti aimerait rejoindre ses compatriotes au palmarès, mais ce sera tout sauf facile, et il le sait. "D'un point de vue sportif, nous repassons du bitume à la terre, exercice plus difficile que l'inverse. Le terrain, en Australie, exige des réglages à mi-chemin entre le Rallye du Mexique et celui de Finlande. Le premier jour, avec des passages en forêt de plus en plus étroits et techniques, n'est pas sans rappeler le Mexique. Le deuxième, avec ses enfilades larges et rapides, ressemble davantage à la Finlande. Ce qui implique deux set-up (réglages) différents, l'un souple et l'autre dur", analyse Latvala. Ogier a déjà gagné en Australie, l'an dernier, en signant 19 temps scratch sur 22 spéciales, mais il a dû attendre l'Alsace pour être sacré, pour un petit point. Lui aussi, il aime beaucoup ce rallye: "Il me convient parfaitement. J'aime le format des spéciales et je me suis toujours bien senti aux Antipodes. Mais ce sera loin d'être facile: nous ouvrirons la route le premier jour, et la concurrence, très vive, se fait pressante. Les erreurs se payent cash, nous sommes bien placés pour le savoir, mais c'est la course". La concurrence, c'est d'abord Hyundai, qui a réussi en Allemagne, fin août, le premier doublé de son retour en WRC. Avec un Neuville gonflé à bloc, associé à deux pilotes locaux, l'Australien Chris Atkinson et le Néo-Zélandais Hayden Paddon, la marque coréenne a trois jolis atouts à poser ce week-end sur les pistes de la Nouvelle-Galles du Sud. Elle n'est pas la seule, car Citroën et Ford ont aussi les moyens de contester la suprématie de VW. Ford peut compter sur Hirvonen, trois fois victorieux aux antipodes pendant ses saisons de bagarre acharnée avec Sébastien Loeb, et Citroën sur sa doublette en gros progrès, composée du Norvégien Mads Ostberg et du Britannique Kris Meeke. L'Ulsterman a failli gagner en Allemagne, il commence à prendre confiance au volant de la DS3 et serait bien inspiré de gagner avant la fin de la saison, pour préserver son emploi. VW n'a pas encore gagné. dlo/sk

(AFP)

Votre opinion