football - Xamax s’attend à être provoqué
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footballXamax s’attend à être provoqué

Les Neuchâtelois jouent leur place en Challenge League ce jeudi soir à Chiasso. L’entraîneur Andrea Binotto s’attend à un accueil «musclé». Ses hommes devront garder leur sang-froid pour éviter la catastrophe.

par
Emile Perrin
La joie sera-t-elle xamaxienne ce soir sur le coup de 22 heures?

La joie sera-t-elle xamaxienne ce soir sur le coup de 22 heures?

Freshfocus

Chiasso – Xamax. Ce jeudi soir à 20 heures. Un dernier match pour conserver sa place en Challenge League ou pour connaître les affres de la relégation. Une finale. Une donnée claire et limpide: les «rouge et noir» demeureront du bon côté de la barre s’ils ne perdent pas avec plus de deux buts d’écart. Simple et dangereux à la fois.

L’entraîneur xamaxien Andrea Binotto ne se cache pas avant ce dernier match de la saison, que ses hommes empoignent tout de même en tenant le couteau par le manche. «Tout le monde est conscient de l’enjeu. Nous nous sommes préparés en conséquence tout en sachant que ce match peut comporter son lot de traquenards», prévient néanmoins le «Professeur».

Question de sang-froid

Xamax aurait bien sûr aimé éviter de jouer ce match couperet à l’autre bout du pays. «Dans mon esprit, l’objectif consistait bien sûr à pouvoir effectuer ce déplacement en touristes. Ce n’est hélas pas le cas. Sur ce point, il faut donner du crédit à Chiasso, qui a réalisé un deuxième tour intéressant.»

Pour s’offrir cette ultime chance de survie. Et mettre une certaine pression sur le visiteur. «Elle n’est ni plus ni moins sur leurs épaules que sur les nôtres. Cette pression, tout comme l’avantage dont nous disposons, vont disparaître au coup d’envoi», continue le mentor xamaxien. Soit. Mais les joueurs neuchâtelois ont tout de même reçu la consigne de ne pas parler à la presse avant cette partie cruciale.

Andrea Binotto ne va pas révolutionner le football pour cette rencontre. Il compte toutefois sur ses hommes d’expérience pour que l’issue en soit heureuse. «Nous allons aborder ce match comme une finale. Nous possédons des joueurs ayant évolué à l’échelon supérieur. Leur vécu doit nous aider à gérer les émotions et garder notre sang-froid.»

«Les Tessinois vont essayer de nous sortir du match. Il faudra donc veiller à ne pas nous laisser distraire ou provoquer.»

Andrea Binotto

Car le coach se sait attendu. Sur le rectangle vert, mais sur le terrain de la provocation également. «Les matches face à Chiasso ont toujours été tendus. Il y a eu des mots. Entre les staffs également, je l’avoue. C’est un déplacement difficile. Nous n’allons pas être reçus dans des conditions idéales. Il ne faut pas se leurrer. Les Tessinois vont essayer de nous sortir du match. Il faudra donc veiller à ne pas nous laisser distraire ou provoquer et mettre notre énergie au bon endroit», prévient Andrea Binotto.

Pour ainsi livrer une performance dans la lignée de celle des dernières semaines. «Nous sommes effectivement dans une bonne dynamique, qui nous a permis de ne pas perdre lors de nos quatre matches précédents. Mais celui qui nous reste à jouer est un peu à part.»

Qu’il s’agira d’aborder avec l’envie d’aller de l’avant, pour ne pas subir. «Nous ne maîtrisons pas tous les paramètres», concède Andrea Binotto. «Avant tout, nous devrons nous montrer solides sur nos bases arrière. Nous possédons une avance que nous ne pouvons pas gérer. Nous ne pouvons pas nous contenter de simplement défendre.»

Le scénario idéal est donc tout trouvé. «Si nous marquons en premier, peu importe le moment du match, nous leur mettrons un coup sur la tête», prédit Andrea Binotto. «Au contraire, le pire scénario consisterait à encaisser les premiers, et rapidement.» Pour éviter la catastrophe, deux mots d’ordre: «concentration et détermination».

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