Football: Xavier Kouassi: «Il fallait dévorer le lion»

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FootballXavier Kouassi: «Il fallait dévorer le lion»

L'infatigable poumon ivoirien du FC Sion dit son bonheur et raconte comment Christian Constantin a convaincu ses joueurs de «manger» les Bâlois.

par
Simon Meier
Xavier Kouassi

Xavier Kouassi

Keystone

Xavier Kouassi, quel sentiment avez-vous éprouvé en soulevant cette Coupe?

Une grande joie. Pour nous, pour le Valais, c'était comme une Ligue des champions. Nous sommes très heureux d'avoir inscrit notre nom dans l'histoire du FC Sion.

On vous a vu lutter contre des crampes à l'heure de jeu.

Oui c'est normal, vu la température qu'il faisait. J'ai senti quelques douleurs mais, voilà, je ne pouvais pas lâcher l'équipe en tant que capitaine. Je devais montrer l'exemple et, par la grâce de Dieu, nous avons tenu la baraque. Le foot, c'est ça, c'est collectif. Pour les individualités, il vaut mieux aller jouer au tennis. Aujourd'hui, on a montré un autre visage du FC Sion. Le président nous a parlé, il nous a montré un portrait de chacun avec un lion en face. Donc voilà, il fallait aller dévorer le lion. Maintenant, c'est les vacances, on va rentrer faire la fête ensemble.

Les Bâlois vous ont-ils sous-estimés?

Certaines personnes avaient tenus certains propos - je ne veux pas rentrer dans les détails. Nous, on était concentrés sur le foot. Cela nous a encore plus boostés. Au moment de la théorie, le coach nous a remontré cette image et voilà. On est des êtres humains quand même, on a une fierté. On a montré que nous étions des hommes. 
 On a un peu l'impression que cette finale, vous l'aviez gagnée avant qu'elle ne commence, non?

Bon, ça, c'est vous qui le dites. On avait bien préparé ce match. On était au vert depuis jeudi pour nous préparer au mieux, régler tous les détails qui nous manquaient. En championnat, on a eu des hauts et des bas. Mais la Coupe, c'est la Coupe. On s'est battu 90 minutes pour avoir le bonheur et, par la grâce de Dieu, le bonheur est arrivé.

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