24.11.2019 à 13:58

FootballYanis Lahiouel: «J’avais perdu la confiance»

L’attaquant de Stade-Lausanne-Ouchy a enfin ouvert son compteur en Challenge League, samedi lors du match nul 2-2 de son équipe à Chiasso. Il raconte son soulagement.

par
Florian Vaney, Chiasso
Le joueur lausannois a retrouvé le chemin des filets.

Le joueur lausannois a retrouvé le chemin des filets.

Keystone

À son arrivée à Stade-Lausanne, l’hiver 2018, Yanis Lahiouel sortait d’une période compliquée. Jeune footballeur à fort potentiel, le Français était habitué à franchir les marches deux par deux. Jusqu’au jour où il n’est plus entré dans les plans d’Anthony Braizat à Yverdon Sport. Un coup d’arrêt qui aurait pu peser lourd dans la carrière qu’il rêvait de construire. C’est alors que le SLO, sentant le bon filon, lui a tendu la main. Et, en passant de la capitale du nord-vaudois à celle du canton, Lahiouel est aussi monté d’un cran sur le terrain, délaissant ses habitudes de milieu offensif pour se positionner tout devant.

Une transformation et un changement de décor gagnants. Dix buts en douze matches pour sa première demi-saison à Stade, 22 de plus en 27 rencontres ainsi que le titre de meilleur buteur de Promotion League l’année suivante: rien ne semblait pouvoir arrêter le joueur formé à Evian-Thonon-Gaillard. Sauf que depuis que Stade-Lausanne bataille en Challenge League, Yanis Lahiouel n’y arrive plus. Enfin, n’y arrivait plus… puisque sa délivrance personnelle est enfin tombée, vers 18h10, samedi à Chiasso. Muet lors des quatorze premières rencontres de championnat, il a enfin trouvé la faille, signant le 2-2 final d’un match que son équipe ne devait perdre sous aucun prétexte.

Yanis, on vous devine soulagé…

C’est peu dire! Après avoir traversé ces longs mois sans marquer, touché trois fois les poteaux, une fois la latte, ça fait vraiment du bien d’en mettre une au fond.

Votre dernier but en championnat remontait à l’ultime match de la saison dernière, le 25 mai. Comment avez-vous vécu cette période depuis lors?

Ça a été dur. J’avais perdu la confiance… Je crois que ça résume tout.

On vous a senti mort de faim lorsque vous êtes entrés sur le terrain, à la mi-temps.

Comme toute l’équipe, je pense. Mais c’est vrai que j’étais affamé. Je voulais saisir ma chance, pas en laisser passer une de plus. Alors j’ai tout donné et ça a payé.

Un vrai but de renard des surfaces...

Oui, voilà. Comme j’en avais l’habitude.

Ce 2-2, c’est plutôt un bon résultat, non?

Ça met fin à notre série négative. En ce sens, c’est réjouissant. Maintenant, j’estime qu’on a dominé le match, on s’est créé de grosses possibilités de prendre les trois points.

Dont ce poteau de Bijan Dalvand suivi de votre but annulé pour hors-jeu, à la 90e.

Exactement. Mais la décision semble correcte, je me trouvais vraiment hors-jeu. On a encore revu les images.

L’équipe a pris la route pour Chiasso vendredi avant de passer la nuit à l’hôtel. Ces week-end «comme les pros», c’est plutôt inhabituel pour vous, non?

C’est le troisième qu’on effectue, après Wil et Vaduz. Mais c’est assez plaisant, en fait. Même si bon, on n’a pas fait grand-chose samedi avant le match. On est restés à l’hôtel.

Le SLO a très bien commencé le championnat, avant de vivre un gros coup de mou. Quel regard portez-vous par rapport à cette saison?

On avance dans la peau d’un néo-promu. Connaître ce genre de phases, ça me paraît assez normal. On doit continuer à se battre pour s’en sortir.

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