Yann Lambiel: «Il y aura du Berset, du Brélaz et on termine sur du Rammstein»

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Avenches (VD)Yann Lambiel: «Il y aura du Berset, du Brélaz et on termine sur du Rammstein»

Le Valaisan promet un spectacle détonnant avec autant d’imitations que de musique, dimanche 14 août à Rock Oz’Arènes lors d’une soirée 100% suisse. Interview.

par
Laurent Flückiger
Yann Lambiel est accompagné sur scène d’un guitariste, Florent Bernheim

Yann Lambiel est accompagné sur scène d’un guitariste, Florent Bernheim

Thomas Massotti

Pour célébrer ses 30 ans, du 10 au 14 août, Rock Oz’Arènes mise sur Status Quo, Louane ou Michael Patrick Kelly (en remplacement de Placebo) mais aussi sur une soirée 100% suisse qui a lieu dimanche, en clôture. On y retrouve Stephan Eicher ou Camille & Julie Berthollet mais aussi Yann Lambiel, dont les shows sont toujours plus musicaux. Le dernier en date se nomme «Multiple». Il a été créé début 2020, juste avant que le Covid complique tout. «On a joué cinq fois le spectacle, puis on l’a mis six mois dans le camion. Ensuite, on l’a joué douze fois, puis on l’a mis un an dans le camion», dit l’imitateur. Rassurez-vous. depuis, il l’a tout de même rôdé une bonne septantaine de fois et il promet d’apporter au public tout ce qu’il aime chez Yann Lambiel: de la politique avec Alain Berset, de la nostalgie avec Daniel Brélaz et… du Rammstein pour terminer.

Yann Lambiel dans un festival de musique, ce n’est pas la première fois.

Ce sera la deuxième. La seule fois jusqu’à présent, c’était au Paléo en 2010, sous le Chapiteau devant 8000 à 10’000 personnes. J’étais tellement stressé et concentré que j’en garde peu de souvenirs. C’est pour ça que je me réjouis de Rock Oz’. J’ai quelques années d’expérience en plus et je veux vraiment profiter et m’amuser.

Et c’est tout un symbole pour Rock Oz’Arènes qui fête ses 30 ans, car à sa création le festival s’appelait Rire et Rock.

Je ne le savais pas. Mais, effectivement, 50% de mon spectacle est de la musique. À Avenches, j’ai aussi prévu un trio avec les sœurs Berthollet sur «J’t’emmène au vent». Il y aura aussi d’autres invités. Mon but est que les gens chantent, sautent, etc. On va faire un peu de tout: de la politique avec Berset, de la nostalgie avec Brélaz et on termine sur du Rammstein.

Et un duo avec Stephan Eicher?

Alors non, car je ne le connais pas du tout. Par contre, je l’imiterai.

C’est donc votre spectacle «Multiple» que vous adapterez à Rock Oz’Arènes. Qu’est-ce qu’on y trouvera d’autre?

«Multiple», c’est un peu moi. J’aime tout faire: de l’humour de la satire politique, de la musique, du visuel. Je trouvais que c’était un mot qui correspondait bien à celui d’un spectacle. C’est presque une revue à moi tout seul, car il y a de l’actualité, de l’écologie, de l’Europe avec Ignazio Cassis, je vais aborder le sujet du handicap avec Alexandre Jollien… Et j’ai un guitariste sur scène, Florent Bernheim, qui fait toute la musique en live avec son instrument et son looper. On verra comment on va se comporter sur cette immense scène. Mais ce qui me plaît beaucoup, c’est qu’on joue à 20 h 30, donc de jour, et moi j’adore voir les gens.

Quelles sont les voix que vous vous devez de mettre dans chacun de vos spectacles?

Daniel Brélaz et Christian Constantin, évidemment. Dans les classiques il y a aussi Guy Parmelin, Stan Wawrinka, Mike Horn. Je vais lire plein de messages d’encouragement que j’ai reçus de ces personnalités.

Quelles voix sont inédites?

J’ai Laspalès qui est le porte-parole des CFF et qui sait pourquoi il y a des retards. Il y a même Greta Thunberg dans ce spectacle. Elle sera là physiquement… J’attends que les Vaudois Frédéric Borloz et Valérie Dittli fassent quelque chose de rigolo pour faire leur voix à la rentrée à la radio.

«Ce qui me plaît beaucoup, c’est qu’on joue à 20 h 30, donc de jour, et moi j’adore voir les gens.»

Yann Lambiel, imitateur

Justement, la rentrée: vous rempilez sur LFM pour une nouvelle saison?

J’attaque ma 8e année le 22 août à 7 h 50. Tous les matins. C’est clair que la radio a un peu bouleversé mon quotidien. La journée, je m’occupe du spectacle et à 17 h j’écris mes chroniques. Parfois, je les termine dans le train, entre Morges et Lausanne. Mais j’aime bien, ça m’oblige à écrire tout le temps, de rester en éveil sur l’actualité et ça me fournit de la matière pour les spectacles.

Depuis un an, la Matinale a une nouvelle équipe. Comment ça se passe?

C’est une super équipe et c’est bien d’avoir une équipe de trentenaires, ça m’oblige à me rajeunir au niveau des références.

On vous retrouve aussi dans «La revue vaudoise»?

Oui, dès le 20 octobre, avec Marc Donnet-Monay (ndlr.: en alternance avec Lord Betterave), Cuche & Barbezat, Jenny Lorant et Nathalie Devantay. Mon guitariste Florent Bernheim et un beatboxer, Keumart, assureront la musique live et ce sera pour la première fois sous un chapiteau Magic Mirror avec une scène à 360 degrés. Pour l’anecdote, j’y ai gagné le festival off des jeunes talents de Morges-sous-Rire en 1998. Alors, je me réjouis de le retrouver. Ensuite, je reprends «Multiple» en décembre jusqu’en avril ou mai, puis je lance un nouveau spectacle. En tout cas, je suis dessus.

Rock Oz’Arènes, du 10 au 14 août 2022, Avenches (VD). Infos et billetterie: rockozarenes.com

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