22.09.2020 à 10:32

Ski alpinYule: «On a l’impression que tout le monde est ici»

Le slalomeur valaisan enchaîne les entraînements avec l’équipe de Suisse sur le glacier de Saas-Fee. Il s’est même mesuré à Pinturault et Kristoffersen en… géant.

von
Sylvain Bolt
Daniel Yule et les slalomeurs suisses se sont installés à Saas-Fee pour le mois de septembre. 

Daniel Yule et les slalomeurs suisses se sont installés à Saas-Fee pour le mois de septembre.

KEYSTONE

Daniel Yule, comment se passe cette reprise?

La reprise sur les skis début juillet a fait du bien, après trois mois uniquement de condition physique. On a commencé sur le glacier de Zermatt, et depuis début septembre, nous sommes ici à Saas-Fee. Les conditions sont bonnes, même si on remarque que c’est la fin de l’été et qu’il n’y a plus beaucoup de neige sur le glacier. On a eu beaucoup de chance avec la météo. Toutes les journées prévues ont pu être réalisées.

La station de Saas-Fee semble saturée de skieurs ce mois de septembre…

On était déjà là à cette période l’année passée et c’est vrai qu’on a l’impression que tout le monde est ici. Les Français et les Italiens ne sont pas dans leur camp de base d’Ushuaïa (Argentine) cette année. Les Norvégiens ou les Américains sont aussi là, alors qu’ils sont normalement également dans l’hémisphère Sud. L’autre jour, le top 7 mondial en slalom était sur le glacier. Mais on sent aussi qu’il y a plus de monde dans les restaurants dans lesquels on mange. Cet été, la montagne a connu du succès.

«La neige de glacier d’été pardonne beaucoup plus»

Daniel Yule

Vous vous êtes entraînés avec Pinturault et Kristoffersen en géant la semaine passée. C’est intéressant de se frotter aux deux meilleurs spécialistes mondiaux?

Il y a tellement de monde sur le glacier qu’on est obligés de collaborer. Pour un pur slalomeur comme moi, c’est hyper intéressant et stimulant de pouvoir skier avec les deux meilleurs mondiaux en géant. Même si ça reste des conditions différentes de celles qu’on connaît en hiver et qu’on ne peut pas trop comparer les temps.

Justement, vous allez skier sur des glaciers jusqu’en décembre. Qu’est-ce que cela a de particulier?

Sur un glacier comme ici à Saas-Fee, c’est de la très vieille neige. Ce sont de gros grains. Il faut s’imaginer au mois d’avril en fin d’après-midi sur une piste de retour en station. C’est presque du sucre, c’est ça qui gèle et ça réagit complètement différemment sous les skis qu’une neige artificielle fraîche, froide et injectée d’eau qu’on connaît l’hiver. La neige de glacier d’été pardonne beaucoup plus.

Ce n’est pas forcément une neige idéale pour tester votre matériel…

C’est vrai, ici on travaille plutôt la technique (comme les mouvements) et la condition physique. Il ne faut pas se prendre la tête avec le chrono. On peut voir si quelque chose ne fonctionne vraiment pas au niveau du matériel, mais le réglage définitif se fera lorsqu’on retrouvera de la neige artificielle. Dès octobre, sur le glacier de Diavolezza dans les Grisons, on pourra skier sur de la neige artificielle qui se rapproche beaucoup des conditions hivernales.

Comment gérez-vous toutes les incertitudes liées au calendrier de la prochaine saison?

On sait déjà qu’il n’y aura pas de slalom à Lévi (Finlande) en novembre pour nous (ndlr: deux slaloms semblent prévus en Laponie afin de séparer les hommes et les femmes en raison des risques sanitaires dans le calendrier provisoire, qui sera définitif le 3 octobre prochain). Cela veut dire qu’on débutera notre saison seulement en décembre. Sinon, j’essaie vraiment de me focaliser sur les éléments que je dois encore améliorer. Chaque progrès effectué maintenant payera cet hiver ou le prochain.

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4 commentaires
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Légende

23.09.2020 à 03:07

Daniel légende du ski suisse!tout le Valais est avec toi

Angela

22.09.2020 à 10:49

Y a que ceux qui votent udc,qui s’intéressent au ski !