Ski alpin: Yule: «Une télécabine à mon nom, c'est incroyable!»
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Ski alpinYule: «Une télécabine à mon nom, c'est incroyable!»

Daniel Yule a remporté le slalom de Kitzbühel dimanche, cinquante-deux ans après le dernier Suisse.

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Sport-Center
Daniel Yule a remporté son troisième slalom de l'hiver à Kitzbühel.

Daniel Yule a remporté son troisième slalom de l'hiver à Kitzbühel.

Keystone

Le dernier Suisse à s'être imposé lors du mythique slalom de Kitzbühel? Dumeng Giovanoli en...1968. À 26 ans, le slalomeur valaisan Daniel Yule fait un pas de plus dans la légende du ski suisse avec un quatrième succès dans la plus technique des disciplines du ski alpin. Le skieur de La Fouly est le meilleur slalomeur suisse de l'histoire et il est en course pour décrocher le globe de cristal de la discipline.

Daniel, que représente le fait de s’imposer à Kitzbühel?

Je crois que je ne réalise pas encore le fait d’avoir gagné Kitzbühel. Ma deuxième manche n’était pas parfaite, mais disons que ça m’est relativement égal... (Rires) Quand on est enfant, on ose à peine en rêver, parce que c’est le mythe, la course légendaire. Je suis plus qu’heureux d’avoir réussir à gagner ici! Et c’est incroyable de me dire que j’aurai une télécabine à mon nom ici!

C’est sur cette même Ganslern que vous avez pris part à votre premier départ en Coupe du monde il y a huit ans. Quels sont vos souvenirs?

Je me souviens qu’il y avait Dominik Paris derrière moi, car il faisait le combiné. Pour moi qui arrivais de nulle part, j’avais été assez impressionné. Moi, Daniel Yule du fin fond du Val Ferret, je me retrouvais à Kitzbühel pour y disputer une Coupe du monde de ski.

Après vos succès à Madonna et à Adelboden, vous gagnez une troisième fois sur les quatre derniers slaloms. Est-ce que l’on s'y habitue à force?

Non, on ne s’habitue pas à vivre des émotions pareilles. C’est chaque fois un peu différent. Il y a d’autres émotions qui viennent. Je savoure à chaque fois.

Vous étiez deuxième lors de la première manche. Il fallait mettre la pression sur le Norvégien Braathen…

C’est Kitzbühel, je ne pense pas que c’est moi qui mettais la pression sur Braathen. Avec la confiance emmagasinée grâce à mes deux succès, je savais ce qu’il fallait faire pour arriver en bas avec du vert. Seul un ski très offensif allait payer et c’est donc ce que j’ai fait. Malgré une petite erreur que j’ai pu rattraper, ça a passé. Il faut aussi que je remercie mon entraîneur Matteo Joris d’avoir tracé cette belle manche.

Vous semblez inarrêtable…

C’est vrai que je suis vraiment sur un nuage. Mais on voit aujourd’hui que les écarts sont extrêmement serrés. Heureusement en ma faveur, cette fois. Je savoure ce succès et on verra pour la suite.

Vous avez 17 points de retard sur Henrik Kristoffersen au classement du slalom. Le globe est-il dans votre viseur?

C’est un objectif dans un coin de ma tête. Mais il faut être constant. J’assume que ce propos est un peu cliché, mais il faut prendre course après course. On fera les comptes en fin de saison. Si je me plante, ça peut rapidement être terminé. Il ne faut pas calculer. Et on voit que les victoires font la différence, vu qu’il y a 40 points de différence entre le premier et le troisième.

Sylvain Bolt, Kitzbühel

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