Football: Yvon Mvogo à Lorient: «C’est un football qui me parle»

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FootballYvon Mvogo à Lorient: «C’est un football qui me parle»

Le Fribourgeois de 28 ans est désormais un gardien titulaire de Ligue 1. Son aventure bretonne commence dimanche contre Rennes.

par
Valentin Schnorhk
À Lorient, Yvon Mvogo part avec le statut de titulaire dans un grand championnat européen.

À Lorient, Yvon Mvogo part avec le statut de titulaire dans un grand championnat européen.

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Cette fois pour Yvon Mvogo, l’espoir est concret. Il peut tout à fait s’imaginer être un gardien titulaire d’un championnat majeur. À 28 ans, il était temps. «Dans le foot, il n’y a jamais de garantie à 100%, mais il y a des attentes placées en moi: on voulait me faire venir, j’ai senti cette envie», décrit le nouveau portier du FC Lorient. Le Fribourgeois peut s’en réjouir: dimanche contre Rennes, il découvrira officiellement la Ligue 1.

Ce choix-là n’est pas anodin. L’ancien joueur de Young Boys a toujours été clair sur ses intentions: quitter définitivement Leipzig (qui ne voyait pas l’avenir avec lui) pour un des cinq plus grands championnats européens et avec la conviction d’y partir en tant que numéro un. Après quelques semaines et plusieurs offres venues notamment d’Espagne et d’Angleterre, son choix s’est porté sur Lorient à la mi-juillet.

«C’est un club qui permettait de jouer au plus haut niveau, détaille-t-il. À savoir dans un championnat très relevé, avec des joueurs de classe internationale. Je voulais découvrir ce niveau, après n’avoir été titulaire qu’en Suisse et aux Pays-Bas. Et puis, le courant est très bien passé avec le directeur général, le directeur sportif et l’entraîneur. J’avais d’autres offres sur la table, mais le feeling était un critère très important à mes yeux.»

Une idée de jeu

L’humain n’est pas négligeable. Le sportif, non plus. Il est même essentiel pour l’international aux quatre sélections. Les premières semaines aux côtés de l’entraîneur néophyte Régis Le Bris l’ont convaincu: «On m’a présenté une équipe qui a envie de jouer au foot et qui n’attend pas du gardien qu’il balance devant, précise Mvogo. Il s’agit de relancer depuis l’arrière, de repartir toujours proprement, en redoublant les passes, même si cela induit de ne pas toujours prendre trop de risques. C’est un football qui me parle. Je me voyais mal dans une équipe qui pratique du kick and rush. Je suis donc séduit.» La parole qui se joint aux actes.

«C’est un football qui me parle. Je me voyais mal dans une équipe qui pratique du kick and rush»

Yvon Mvogo, nouveau gardien du FC Lorient

Mais jusqu’à quand? La saison dernière, Lorient n’a pas connu un exercice paisible. Les Merlus n’ont obtenu leur maintien en Ligue 1 qu’à l’avant-dernière journée. C’est peu dire qu’ils n’abordent pas cette nouvelle saison avec une totale confiance. Surtout dans un championnat qui reléguera quatre équipes (sur vingt) à son terme. Les objectifs sont donc bien ciblés. Et Yvon Mvogo a su s’en imprégner: «L’idée principale, c’est bien sûr de rester en Ligue 1. Je suis venu ici pour engranger de l’expérience, mais aussi pour amener la mienne à l’équipe pour y parvenir. Mais pourquoi ne pas viser plus haut? Nous sommes une équipe qui a des ambitions, et je sens que tout le monde est concerné.»

«Les cartes sont entre mes mains»

Pour Mvogo, disputer le maintien, c’est une première. Pas de quoi se mettre plus de pression que de nature. «Il faut simplement savoir être rigoureux dans son travail», balaye-t-il. Il y a là un but: bosser au mieux pour atteindre les objectifs collectifs, mais aussi personnels. Si le Marlinois a fait le choix de la Bretagne, c’est aussi parce qu’il s’agissait de celle qui, à ses yeux, lui offrait le plus de chances de faire partie de la liste de l’équipe de Suisse qui disputera la Coupe du monde au Qatar en novembre prochain.

Présent à l’Euro l’année dernière avant d’être victime d’un temps de jeu famélique au PSV Eindhoven, il avait été rappelé par Murat Yakin en juin pour les matches de Ligue des nations en tant que quatrième gardien. Une manière de lui témoigner son intérêt. Et de le booster d’autant plus: «J’ai confiance en mes capacités, je sais que je suis un gros bosseur, se motive-t-il. Je sais que je serai observé. Les cartes sont entre mes mains et c’est à moi d’être régulier. Je parle régulièrement avec Patrick Foletti (ndlr: entraîneur des gardiens de l’équipe de Suisse) et il a été l’un des premiers à me féliciter pour mon transfert.»

Le processus de sélection pour le Qatar commence dimanche.

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