Inditex - Zara: la fille du fondateur va prendre la tête du groupe
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Inditex Zara: la fille du fondateur va prendre la tête du groupe

Marta Ortega, fille du multimilliardaire Amancio Ortega, va prendre la présidence du groupe fondé par son père, à l’occasion d’un vaste renouvellement à la tête du géant du prêt-à-porter.

Marta Ortega et son père, Amancio Ortega, fondateur du géant de l’habillement Inditex, qui possède notamment Zara et Bershka, sur une photo prise en juillet 2016. 

Marta Ortega et son père, Amancio Ortega, fondateur du géant de l’habillement Inditex, qui possède notamment Zara et Bershka, sur une photo prise en juillet 2016.

AFP

«Le conseil d’administration d’Inditex a approuvé la nomination de Marta Ortega Pérez en tant que présidente du groupe», a annoncé mardi l’entreprise espagnole dans un communiqué. Il s'agit d'un changement d’ère en douceur pour le leader mondial de l’habillement: âgée de 37 ans, la fille du fondateur Amancio Ortega remplacera à ce poste Pablo Isla, qui avait été nommé à la présidence d’Inditex par son père en 2011. Sa prise de fonction, soumise au vote des actionnaires, sera effective «à compter du 1er avril 2022», précise l’entreprise.

Héritière naturelle

Inditex ne précise pas les raisons du départ de Pablo Isla, réputé proche d’Amancio Ortega. Selon le communiqué, qui évoque un processus de «renouvellement générationnel», ce changement a néanmoins été décidé «à l’initiative» de Pablo Isla et d’Amancio Ortega lui-même. Marta Ortega, née le 10 janvier 1984 de l’union entre Amancio Ortega et sa deuxième épouse Flora Perez, a occupé depuis 15 ans plusieurs postes à responsabilité dans le groupe fondé par son père, aux côtés duquel elle s’affiche régulièrement. Elle était considérée par beaucoup comme son héritière naturelle.

Vaste réorganisation

«Je serai toujours là où l’entreprise a besoin de moi», avait-elle fait savoir lors d’une rare interview accordée en août 2021 au «Wall Street Journal», qui avait relancé les spéculations sur son avenir à la tête du groupe. «J’aimerais être près du produit. C’est ce que mon père a toujours fait», avait-elle ajouté. La nomination de Marta Ortega s’accompagne d’une vaste réorganisation à la tête d’Inditex, avec la création d’un «comité de direction» composé de «cadres provenant de différents secteurs d’activité» du géant de l’habillement et ayant «une large expérience dans le groupe».

«J’ai toujours dit que je consacrerais ma vie à développer l’héritage de mes parents, en regardant vers l’avenir mais aussi en tirant les leçons du passé, au service de l’entreprise», a assuré de son côté Marta Ortega, également citée dans le communiqué. «Je vis cette entreprise depuis mon enfance et j’ai beaucoup appris de tous les grands professionnels avec qui j’ai travaillé au cours des quinze dernières années», a-t-elle ajouté.

Success story

Marta Ortega sera secondée par Oscar García Maceiras, nommé directeur général d’Inditex, avec «effet immédiat», souligne le communiqué. La mise en place de cette nouvelle équipe de direction a cependant été accueillie avec peu d’enthousiasme par les marchés. L’action Inditex a ainsi perdu 5% en début de séance à la Bourse de Madrid, avant de réduire légèrement ses pertes à 4,5% en fin de matinée. Inditex, fondé en 1985 par Amancio Ortega, un fils de cheminot ayant commencé à travailler à l’âge de 13 ans comme simple vendeur de chemises, est le premier groupe de mode bon marché au monde, devant le suédois H&M.

Immense fortune

Présent sur les cinq continents, il possède huit marques de prêt-à-porter, dont Zara, Stradivarius, Bershka et Massimo Dutti, et plus de 6500 boutiques implantées dans les avenues commerçantes les plus prisées. La réussite du groupe a fait la fortune de son fondateur, dernier-né d’une famille de quatre enfants et souvent considéré comme le père de la «fast fashion». Selon le magazine américain «Forbes», son patrimoine est évalué à 67 milliards d’euros (près de 70 milliards de francs). Depuis 2011, Amancio Ortega n’a plus de rôle exécutif au sein d’Inditex. Mais il continue, selon son entourage, de se rendre régulièrement au siège de son entreprise, à Arteixo, ville de 30'000 habitants située à une quinzaine de kilomètres de La Corogne, dans le nord-ouest de l’Espagne.

(AFP)

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