Football: Zermatten : «Il faut retrouver l’essentiel, le plaisir du jeu»
Actualisé

FootballZermatten : «Il faut retrouver l’essentiel, le plaisir du jeu»

Nommé «super-adjoint» de Stéphane Henchoz au FC Sion, Christian Zermatten évoque son rôle et celui des joueurs. «Chacun doit davantage s'impliquer», estime-t-il. Premier test: mercredi à Glaris, en Coupe.

Keystone

Depuis lundi, Stéphane Henchoz a du renfort sur le banc du FC Sion. Le technicien fribourgeois, qui bénéficie toujours de la présence d’Oscar Londono à ses côtés, est dorénavant épaulé par Christian Zermatten, dont la nouvelle mission consiste à mettre un peu d’ordre dans la maison. «Il importe de rectifier certaines choses, explique Zermatten. Pour cela, il faut retrouver l’essentiel des choses. Or l’essentiel, c’est ce qui se passe sur le terrain, le plaisir du jeu. Ici, les conditions de travail sont top, il n’y a pas mieux ailleurs en Suisse. Franchement, qu’est-ce que l’on en a à foutre si le parking du centre d’entraînement de Riddes n’est pas encore goudronné?» A 53 ans, l’homme n’est évidemment pas un inconnu. Officiel coordinateur technique du club valaisan, il a déjà plusieurs fois joué les dépanneurs de service à Tourbillon, la dernière fois en fin de saison dernière lorsqu’il avait fait équipe avec Sébastien Bichard sur le banc. Le voici aujourd'hui de retour aux affaires.

Quel regard porte-t-il sur l'actuelle série négative traversée par le FC Sion? «Les stages de préparation s’étaient très bien déroulés, les résultats étaient là, les points ont été faits. Puis il y a eu comme une cassure, accentuée par le poids des défaites qui ont commencé à s’enchaîner. Le football est une mécanique fragile. Quand vous perdez, tout devient plus difficile à gérer. Or vous ne pouvez pas faire une équipe si vous n’avez pas un groupe uni...»

Pas un faiseur de miracles, mais...

Comment le «super adjoint» envisage-t-il dès lors sa collaboration avec l’entraîneur en place? «Je vais donner un coup de main à Stéphane (ndlr: Henchoz), répond notre interlocuteur. Je ne suis pas un faiseur de miracles mais j’ai l’expérience d’avoir déjà vécu de tels moments. Afin que le coach puisse davantage être à l’aise dans son travail…»

Il est aussi question d’un manque d’implication des joueurs eux-mêmes, d’une absence de niaque et de caractère. Où se situe la vérité? «En Valais, on a un tempérament fort, on a la tête dure. Par le passé, le FC Sion a souvent dégagé ce même caractère valaisan. Avec le brassage multiculturel dans le vestiaire, les choses sont en train de changer. Il faut trouver d’autres leviers. Mais une certitude demeure: quand on a la chance de pratiquer le plus beau métier du monde, chacun doit davantage s’impliquer. Il faut retrouver le feu, sachant que les braises ne sont pas éteintes. Dans le jeu aussi, on doit afficher de l’enthousiasme…»

Christian Zermatten l’assure aussi: il n’est pas là pour viser la place du chef. «Je n’ai aucune prétention, lâche notre interlocuteur. D’ailleurs, je pense que c’est le meilleur staff que j’ai vu ici depuis très longtemps. Et puis, pourquoi chercherai-je à piquer la place de quelqu’un qui bosse bien?»

Mercredi à Glaris, le FC Sion du triumvirat Henchoz-Zermatten-Londono passera l’épreuve du feu face aux réputés coriaces joueurs du FC Linth (1ère ligue). «Que ce soit Glaris ou Manchester en face, on n’a pas à se monter le chou…»

Surtout qu'en Valais, on connaît l’importance de la Coupe.

N.JR

Votre opinion