Epidémie: Zika: l'angoisse des femmes enceintes

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EpidémieZika: l'angoisse des femmes enceintes

Au Guatemala, encore peu touché par rapport à ses voisins, le manque d'information inquiète les futurs parents.

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Pour rappel, le Brésil est le pays le plus touché par le virus Zika qui se transmet par un moustique ou lors de relations sexuelles. L'Australie a décidé de protéger ses athlètes qui seront présents aux JO en leur donnant des préservatifs présentés comme particulièrement novateurs car enduits d'un gel censé être antiviral. (16 mai 2016)

Pour rappel, le Brésil est le pays le plus touché par le virus Zika qui se transmet par un moustique ou lors de relations sexuelles. L'Australie a décidé de protéger ses athlètes qui seront présents aux JO en leur donnant des préservatifs présentés comme particulièrement novateurs car enduits d'un gel censé être antiviral. (16 mai 2016)

AFP
Deux réunions importantes sur le virus Zika seront prévues la semaine prochaine à Genève. Un Comité d'urgence du Réglement sanitaire international (RSI) doit évaluer mardi les recommandations prises et des consultations d'experts auront lieu de lundi à mercredi. (4 mars 2016)

Deux réunions importantes sur le virus Zika seront prévues la semaine prochaine à Genève. Un Comité d'urgence du Réglement sanitaire international (RSI) doit évaluer mardi les recommandations prises et des consultations d'experts auront lieu de lundi à mercredi. (4 mars 2016)

Keystone
Un premier cas de transmission du Zika par voie sexuelle a été constaté en France, a annoncé samedi à l'AFP une source médicale, une information confirmée par la ministre de la Santé Marisol Touraine, en déplacement en Guyane.(27 février 2016)

Un premier cas de transmission du Zika par voie sexuelle a été constaté en France, a annoncé samedi à l'AFP une source médicale, une information confirmée par la ministre de la Santé Marisol Touraine, en déplacement en Guyane.(27 février 2016)

Keystone

A huit mois de grossesse, Yolanda Tobar, 19 ans, attend son tour au milieu d'une centaine de ventres arrondis dans un hôpital guatémaltèque.

Cette visite médicale de routine a pris un tour angoissant devant l'avancée du virus Zika en Amérique latine.

«Je suis vraiment inquiète à l'idée que mon bébé puisse avoir une malformation. Nous on peut supporter la fièvre et tout, mais les malformations et les conséquences sont pour le bébé», s'alarme cette jeune femme qui attend son premier enfant.

Le virus Zika, contre lequel il n'existe aucun traitement ni vaccin, se transmet par piqûre de moustique. Il est présent dans 21 des 55 pays du continent américain, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Peu d'informations

Si les manifestations sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures), chez les femmes enceintes, le virus peut être transmis au foetus et entraîner des malformations congénitales, telles que la microcéphalie, une malformation de la tête qui altère le développement intellectuel, voire entraîne la mort.

A l'image des autres femmes enceintes qui patientent dans cet hôpital public de la capitale du Guatemala, Yolanda Tobar dit avoir reçu peu d'informations sur cette maladie et ses symptômes, qui se déclarent dans les trois à douze jours après la piqûre de moustique, ni sur les risques pour les futurs bébés.

En dépit d'un appel à la vigilance dans les hôpitaux publics du pays, aucun panneau d'information n'est visible dans cette salle.

Peu nombreux

Pour l'heure, ce pays d'Amérique centrale a enregistré, fin 2015, 68 cas d'infection alors que son voisin le Salvador recense 5397 malades et le Honduras 608.

Ailleurs sur le continent, le pays le plus touché par le Zika est le Brésil, où l'on dénombre près de 4200 cas suspects de microcéphalie (dont quelque 70 décès) depuis octobre 2015 et la poussée du virus, contre seulement 147 bébés touchés en 2014.

Même si le lien causal direct entre virus et complications n'a, pour le moment, pas été établi, la Colombie, le Salvador, l'Equateur, le Brésil et la Jamaïque recommandent désormais aux femmes de ne pas tomber enceintes.

Placé à l'isolement

A quelques chaises de Yolanda, une autre femme semble au contraire tout ignorer du virus: «Je n'ai rien entendu là-dessus. Je ne sais pas ce que c'est», affirme-t-elle. Les autorités sanitaires du pays estiment que le Guatemala est fortement exposé au virus, mais se veulent rassurantes.

«Avec des mesures préventives, le virus pourra être contrôlé», assure à l'AFP René Marroquin, un des responsables du service de gynécologie et obstétrique de cet établissement.

Selon l'épidémiologiste Karen Giron, si un patient est atteint du virus Zika, il sera placé à l'isolement durant cinq jours pour éviter qu'il ne soit piqué à son tour par un moustique qui pourrait infecter d'autres personnes.

Quantifier et prévenir

Parmi les mesures pour lutter contre la propagation du virus au Guatemala, il est prévu de surveiller particulièrement les cas suspects de femmes enceintes présentant de la fièvre, de quantifier le nombre de nouveau-nés avec des malformations ou des complications neurologiques et de renforcer les mesures de prévention.

Comme la dengue et le chikungunya, Zika, qui tire son nom d'une forêt en Ouganda où il a été repéré pour la première fois en 1947, se transmet par piqûre de moustique du genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus (moustique tigre).

(ats)

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