Hockey sur glace: Zoug, la machine à gagner
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Hockey sur glaceZoug, la machine à gagner

La formation de Dan Tangnes n’a laissé aucune chance à Lausanne (0-2) et mène désormais 3-1 dans cette demi-finale. En toute logique.

par
Grégory Beaud
Lausanne

A l’heure où sont écrites ces lignes, le match est terminé depuis une trentaine de minutes. Et si la sirène n’avait pas retenti, les Lions de Malley seraient toujours en train de vainement tenter d’approcher du but de Tobias Stephan. Sans exagérer, Zoug a peut-être produit l’une des prestations les plus abouties de sa saison sur la glace de Malley 2.0 pour prendre un double avantage dans cette série de demi-finale.

Et dire que Lausanne n’a même pas fait un mauvais match. Non, les hommes de Ville Peltonen se sont tout simplement pris un mur en plein tronche. Une preuve? Les treize minutes entre le 0-1 de Garrett Roe (27e) et la deuxième pause. Cette période a vu es joueurs de Dan Tangnes s’amuser de la formation lausannoise avec une facilité quasi irréelle. Durant cette phase compliquée pour le LHC, une ligne vaudoise a dû rester au bas mot trois minutes (!) sur la glace sans pouvoir regagner son banc. Zoug, de son côté, faisait tourner trois lignes. Asphyxiant. C’est d’ailleurs un miracle que Sandro Zurkirchen ait pu conserver sa cage inviolée durant cette danse.

Justesse constante

L’équipe qui s’est présentée sur la glace de Malley 2.0, hier, a proposé une prestation absolument éblouissante durant 60 minutes. Chaque sortie de zone est assurée. Chaque transition est propre. Chaque repli défensif est intelligent. Bref, tout ce que font les 22 individualités du EVZ paraît mûrement réfléchi. Lorsqu’il est joué de la sorte, le hockey sur glace est tout de même un sport magnifique. Et les Vaudois n’ont pas à rougir de s’être à nouveau inclinés tant l’opposition était dominante, hier.

Mieux, les Lions peuvent même sortir rassurés (oui, oui!) de cette rencontre. Car malgré le récital de son adversaire, la formation de Malley n’a pas paru ridicule. Elle a même longtemps maintenu un espoir (certes ténu) de pouvoir accrocher quelque chose sur un concours de circonstances. De quoi partir confiant demain pour l’acte V à Zoug? Il ne faut tout de même pas exagérer. Mais il paraît peu probable que les pensionnaires de la Bossard Arena évoluent éternellement à un tel niveau d’excellence et de cohérence du premier défenseur au dernier attaquant. Mais si tel était le cas, alors il paraît bien difficile de voir qui pourrait arrêter cette formation.

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