Lundi 6 juillet 2020 | Dernière mise à jour 16:32

Coronavirus 62 nouvelles infections en Suisse, 2 décès

L’augmentation constatée depuis mi-juin perdure, avec 338 cas enregistrés lors des sept derniers jours.

On teste aussi à l'armée: ici, contrôle des nouvelles recrues à Airolo, lundi.

On teste aussi à l'armée: ici, contrôle des nouvelles recrues à Airolo, lundi. Image: Keystone

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En une semaine, la Suisse est passée de 18 contaminations le lundi 22 juin à plus de 60 dimanche. Au total, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a enregistré 338 cas lors des sept derniers jours, soit une moyenne quotidienne de près de 50.

Deux nouveaux décès ont été annoncés mardi, ce qui porte le total à 1684 depuis le début de la pandémie. Il s'agit toutefois de cas déclarés avec beaucoup de retard, précise l'OFSP. Les hospitalisations sont au nombre de 4036, soit trois de plus que la veille.

Au total, la Suisse et le Liechtenstein comptent 31'714 cas de Covid-19 confirmés en laboratoire. L'incidence est de 369,5 cas pour 100'000 habitants. Quant aux tests, 572'664 ont été effectués depuis le début de la pandémie, dont 6,6% étaient positifs.

Swiss-Covid toujours plus utilisée

L'intérêt pour l'application Swiss-Covid, qui permet de tracer les infections, reste grand. Elle a été activée 920'000 fois lundi soir, soit 65'000 personnes de plus en un jour, selon des chiffres de l'Office fédéral de la statistique. A l'instar du Conseil Suisse des Aînés (CSA), certains critiquent toutefois la non-compatibilité de l'application avec d'anciens systèmes d'exploitation.

Le CSA demande donc à la Confédération de remédier à cette situation, de sorte que «le plus grand nombre possible de citoyens puissent prendre part à la lutte contre Covid-19». Une ligne téléphonique d'urgence digne de ce nom doit également être mise sur pied.

Port obligatoire du masque en question

Face à la réaugmentation des cas positifs, l'obligation de porter un masque dans les transports publics est en discussion. Dans une prise de position adressée à Keystone-ATS, la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) souligne vouloir consulter les cantons sur la question - concernant les transports publics, mais aussi d'autres domaines.

L'objectif est de parvenir à une approche coordonnée «dans la mesure du possible». Si un canton décide de rendre obligatoire le masque sur son territoire, la CDS recommande des accords intercantonaux, ou au moins régionaux.

Le gouvernement bernois discutera mercredi de l'obligation de porter un masque dans les transports, a indiqué le porte-parole Gundekar Giebel, confirmant une information de blick.ch. Le conseiller d'Etat Pierre-Alain Schnegg (UDC), qui souhaite une entrée en vigueur le plus tôt possible, a déposé une demande en ce sens.

A Genève, le canton avait renoncé la semaine dernière à cette mesure. La question pourrait toutefois à nouveau être discutée mercredi. Le canton du Jura recommande lui l'achat de masques à la population.

De leur côté, les CFF s'en tiennent aux mesures de protection actuellement en vigueur. Dans le cas où le Conseil fédéral modifierait ses directives, «le plan de protection serait bien entendu revu et adapté», précisent-ils.

Crainte d'une deuxième vague

Dans un communiqué, l'UDC s'inquiète d'une deuxième vague de Covid-19 liée à des manifestations rassemblant des milliers de personnes, des fêtes illégales, ou à l'arrivée de personnes en provenance de pays à fort taux d'infection, comme la Serbie. Ces fêtes illégales et manifestations sans concept de protection doivent donc être immédiatement interdites, demande le parti.

Les contrôles aux frontières doivent en outre être rétablis systématiquement et les entrées sur le territoire restreintes. Les voyageurs en provenance de pays connaissant un fort taux d'infection au coronavirus doivent par ailleurs être soumis à une quarantaine de deux semaines.

La Confédération doit payer

Le Syndicat du personnel des transports (SEV) s'inquiète de son côté des conséquences de la pandémie pour les employés du secteur. Il exige de la Confédération qu'elle vienne en aide «de manière substantielle» aux entreprises qui ont garanti des prestations durant la crise.

«Sans soutien des pouvoirs publics, c?est le personnel qui risque de faire les frais de la crise et cela est inacceptable alors qu?il a joué un rôle-clé durant la crise», souligne Giorgio Tuti, président du SEV. Les pertes subies doivent être entièrement couvertes, estime-t-il.

Le secteur de la culture et du spectacle demande pour sa part la prolongation du régime du chômage partiel et des allocations pour perte de gain. Il s'agit «d'éviter une coupe rase dans le secteur de la culture et de maintenir la diversité culturelle en Suisse», écrit la Task Force Culture dans un communiqué. (ATS/Le Matin)

Créé: 30.06.2020, 13h11

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