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WEF-2019 A Davos, George Soros s'en prend à la Chine

Le milliardaire hongrois George Soros s'en est pris à la Chine dans son traditionnel discours de Davos jeudi.

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Le milliardaire américain George Soros s'en est pris jeudi à la Chine et à son président Xi Jinping, dans un discours à charge au WEF à Davos. Il l'a qualifié de «plus dangereux ennemi» des sociétés libres et démocratiques.

«La Chine n'est pas le seul régime autoritaire au monde, mais c'est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d'intelligence artificielle», a-t-il dit au cours du dîner qu'il organise chaque année en marge du Forum économique mondial (WEF).

«Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres», a ajouté M. Soros. Ses équipes ont rapidement diffusé des copies de son discours en chinois par email, discours dans lequel il place dans le peuple chinois «son plus grand espoir».

«Si ces entreprises en venaient à dominer le marché de la 5G», la cinquième génération des technologies mobiles (5G), indispensable à l'essor des voitures autonomes et autres objets connectés, «elles représenteraient un risque inacceptable pour la sécurité du monde», a lancé le milliardaire.

Russie aussi visée

Devant une assemblée de journalistes, économistes et autres invités, George Soros a en outre appelé les Etats-Unis à «sévir» contre les groupes technologiques chinois Huawei et ZTE.

«L'an dernier, je pensais encore que la Chine devait être davantage intégrée aux institutions de gouvernance mondiale, mais, depuis, le comportement de M. Xi m'a fait changer d'avis», a-t-il expliqué.

Adversaire déclare du président Donald Trump, le financier a appelé Washington à concentrer ses représailles commerciales sur la Chine plutôt que de s'en prendre à ses alliés, parlant de «guerre froide qui pourrait devenir chaude» entre les deux superpuissances.

George Soros a toutefois aussi décoché une flèche à Moscou: «Je me suis concentré sur la Chine, mais les sociétés libres ont bien d'autres ennemis, au premier rang desquels la Russie (du président russe Vladimir Poutine, ndlr). Le plus dangereux scénario serait que ces ennemis conspirent entre eux et apprennent des choses les uns des autres pour opprimer encore davantage leurs peuples», a-t-il mis en garde. (ats/nxp)

Créé: 25.01.2019, 01h40

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