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Tendance Dans l'arc jurassien, l'idée de limiter l'éclairage fait son chemin

De plus en plus de municipalités choisissent de se passer de lumière publique à certaines heures. À Delémont, la question est désormais posée.

La fontaine de la Vierge, devant l'hôtel de ville à Delémont. Suppression de l'éclairage public à certaines heures? La question est posée, exemples à l'appui.

La fontaine de la Vierge, devant l'hôtel de ville à Delémont. Suppression de l'éclairage public à certaines heures? La question est posée, exemples à l'appui. Image: Laurent Crottet

Et la lumière fut

Cormoret passe pour la première localité suisse éclairée à l'électricité. C'était en 1885, avec 20 réverbères à lampe incandescente. Dans «Cormoret, un village raconte son histoire», l'auteur Frank Vaucher relaie les souvenirs d’enfance du citoyen Ulysse Robert: «Chaque soir, des groupes de personnes attendaient l’allumage. Ceux de Saint-Imier chantaient en repartant: Allez à Cormoret/Là vous y trouverez/Des filles à marier/Et l’électricité».

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Économiser l'énergie tout en combattant la pollution lumineuse nuisible à la faune: à Delémont (JU), le parlementaire socialiste Jude Schindelholz préconise une suppression de l'éclairage public à certaines heures, dans des zones à définir.

Ce qui motive Jude Schindelhoz, c'est qu'un projet de modernisation est en cours d'élaboration dans la capitale jurassienne. L'idée, c'est de baisser la lumière «en veillant à ne pas péjorer les conditions de sécurité pour les piétons, les cyclistes et les automobiliste».

De 00h30 à 04h45

L'exemple cité, c'est la commune de Val-de-Ruz (NE), qui éteint son éclairage public de minuit à 4h45. Dans l'arc jurassien, les municipalités sont de plus en plus nombreuses à revoir leur éclairage nocturne à la baisse, en particulier dans le Jura bernois.

Le mouvement a été initié en 2013 à Prêles, avec l'accord de 67% de la population, suivi par Diesse en direction de Lamboing, au fur et mesure de la réfection de la route cantonale. Les autorités auraient préféré maintenir la lumière le week-end, mais les horaires sont définis par le fournisseur, la société d'électricité BKW.

Essai tenté

De l'autre côté du parc du Chasseral, dans le vallon de St-Imier, après Corgémont, Cormoret a baissé l'abat-jour: du 1er mars au 30 juin, seule la route cantonale est éclairée de 1h à 5h. L'essai est tenté depuis que de nouveaux lampadaires moins gourmands mais plus puissants ont gêné le voisinage.

Dans un mois, Courtelary s'efforcera de calquer l'extinction des lumières sur l'horaire des trains. Suivront Cortébert après Pâques et peut-être Sauge.

Une paille

«Le Journal du Jura» fait le point de la situation. Selon le maire de Corgémont Etienne Klopfenstein, l’économie oscille entre 6000 et 7000 francs par un. Une paille dans un budget communal à plusieurs millions.

À Sonvilier, où les candélabres sont éteints au coeur de la nuit depuis 2017, le conseiller municipal Nicolas Wüthrich estime qu'«on pourrait encore aller plus loin avec un éclairage intelligent, progressif, doté de détecteurs de mouvement». Un système jugé toutefois trop coûteux.

Quid de la sécurité? «Dans tous les villages où l’extinction de l’éclairage public nocturne a été introduite, aucune augmentation des incivilités durant les phases d’extinction n’est à déplorer», résume «Le Journal du Jura».

Créé: 14.03.2019, 16h01

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