Dimanche 23 février 2020 | Dernière mise à jour 11:42

Savoie Des Verts unis contre l'autoroute du Chablais

Verts savoyards et genevois promettent de mener la vie dure au tronçon autoroutier de 16 kilomètres dans le Chablais français.

Une autoroute dans le Chablais français? Les Verts de deux côtés de la frontière ne sont pas très chauds.

Une autoroute dans le Chablais français? Les Verts de deux côtés de la frontière ne sont pas très chauds. Image: AFP

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Europe Ecologie les Verts (EELV) Pays de Savoie a promis vendredi à Annemasse (F) de s'opposer par tous les moyens à la construction d'un tronçon autoroutier de 16 kilomètres dans le Chablais français. Ce combat est soutenu par les Verts genevois.

EELV va tout d'abord recourir au Conseil d'Etat français contre la décision du gouvernement d'Emmanuel Macron de déclarer d'utilité publique le projet autoroutier. La Ville de Genève a entrepris une démarche similaire auprès de la même autorité. Le conseiller administratif Rémy Pagani a déposé le recours vendredi à Paris.

Le parti écologiste veut aussi faire de ce projet autoroutier une cause nationale. «Nous souhaitons nous lancer dans un combat politique de type Notre-Dame-des-Landes», a souligné le porte-parole d'EELV, Alain Coulombel, en faisant référence au projet controversé d'aéroport à Nantes, abandonné après une longue lutte.

Enfin, EELV envisage d'organiser un référendum, dont les modalités restent à définir, auprès des communes françaises et suisses qui seraient impactées par l'autoroute. Les Verts genevois apporteront leur aide à leurs collègues français. «Nous appuierons la société civile», a noté le député au Grand Conseil genevois Jean Rossiaud.

Urgence climatique

Selon M. Coulombel, les élus du Chablais français qui soutiennent le projet autoroutier ont une méconnaissance de l'urgence climatique. Aujourd'hui, les conditions ont changé. Cette autoroute ne fera qu'augmenter les émissions de gaz à effet de serre, consommera des terres agricoles indispensables et coûtera très cher.

Les Verts genevois estiment de leur côté légitime de prendre position par rapport à des projets en France voisine. «En matière d'environnement, nous sommes intimement liés», a justifié Pierre Eckert, le chef de groupe des Verts au Parlement genevois. «Notre bassin de vie est commun», a insisté M. Rossiaud. (ats/nxp)

Créé: 14.02.2020, 15h08

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