Samedi 17 août 2019 | Dernière mise à jour 16:00

Suisse «Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé»

Réclamant une prise de conscience écologique, les gymnasiens et apprentis de tout le pays manifestent en ce moment dans une quinzaine de villes, dont Lausanne.

Ailleurs en Suisse

Plus de 4000 jeunes prennent possession des rues de Genève

«On est plus chaud, plus chaud que le climat!», ont scandé plus de 4000 jeunes qui sont descendus vendredi après-midi dans les rues genevoises pour protester contre l'inaction des gouvernements face au réchauffement climatique. La manifestation s'est déroulée sans incident, selon la police.

Dès la mi-journée, collégiens, apprentis et élèves du cycle d'orientation ont convergé vers le Parc des Bastions en tram, en bus ou à pied. Encadré par les forces de l'ordre, un long cortège festif et bruyant a défilé dans le froid au centre-ville jusqu'à la Place des Nations.

Neuchâtel: près de 1500 jeunes dans la rue

Près de 1500 jeunes neuchâtelois ont décidé de faire grève vendredi pour manifester leurs inquiétudes face au réchauffement climatique. Ils ont déposé une résolution à la chancellerie d'Etat et vont lancer une motion populaire.

Environ 1500 étudiants de différents établissements scolaires du canton, selon un décompte de journalistes sur place, se sont retrouvés à 13h00 à la place des Halles de Neuchâtel aux sons de «Et 1, et 2, et 3 degrés» pour faire connaître leurs craintes face à l'évolution du climat.

Plus de 1000 jeunes Fribourgeois manifestent pour le climat

Plus de 1000 jeunes Fribourgeois ont manifesté vendredi à Fribourg pour rappeler l'urgence d'agir contre le réchauffement climatique. Pour l'essentiel des collégiens et étudiants, ils demandent que le monde politique se montre plus actif dans le domaine.

Les manifestants se sont ralliés au mouvement de grève du climat organisé sur le plan suisse. Ils se sont réunis dans le froid et sous le soleil de janvier, dans une ambiance bon enfant sur la place Georges-Python, avant de rallier, par la rue de Lausanne, l'hôtel cantonal, siège du Grand Conseil fribourgeois.

Plusieurs centaines d'étudiants dans la rue à Bienne

A Bienne, quelque 300 gymnasiens et écoliers ont manifesté bruyamment pour le climat, certains n'hésitant pas à déserter les salles de cours. «On est plus chaud, plus chaud que le climat,» ont scandé les jeunes. Il n'y a eu aucun incident lors de ce rassemblement.

Après un rassemblement devant le gymnase français, les manifestants, 400 selon l'organisateur et 250 selon l'inspection de police, ont formé un cortège pour gagner la Place centrale, perturbant brièvement le trafic des transports publics biennois.

Plusieurs centaines de jeunes en marche à Sion

A Sion, quelque 300 jeunes ont marché pour le climat vendredi à Sion. Ils ont préféré manifester en dehors des heures de cours plutôt que de faire une grève à laquelle le département de la formation avait mis son veto.

Au moins 2000 à Zurich

Comme en Suisse romande, des centaines d'élèves ont manifesté vendredi matin dans plusieurs villes alémaniques en faveur de la protection du climat. A Zurich, ils étaient au moins 2000; à Lucerne, ils étaient plusieurs centaines. En Argovie également, des jeunes ont séché les cours pour exiger l'urgence climatique à Baden et à Aarau.

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Plus de 8000 jeunes en formation sont rassemblés ce vendredi matin au centre de Lausanne pour la grève du climat. Le mouvement se tiendra également dans d'autres villes de Suisse durant la journée.

«There's no planet B»

C'est un impressionnant cortège qui défile à Lausanne depuis ce matin. Sifflant, scandant notamment «Non à la pollution, oui à l'écologie», brandissant des affiches, des milliers de jeunes crient leur ras-le-bol et leur inquiétude face au réchauffement climatique et en appellent à une société qui s'engage davantage en faveur de la protection de l'environnement.

«L'océan s'élève, nous aussi!», résume une pancarte au milieu de la foule. Une autre n'y va pas par quatre chemins: «Ta mère le nucléaire».

Les manifestants ont su faire preuve d'imagination: «Les calottes sont cuites», peut-on lire ou «C'est pas demander la lune que de sauver la terre», «Quand c'est fondu, c'est foutu», «Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé», «There's no planet B». Selon un porte-parole de la police lausannoise, contacté par Keystone-ATS, la manifestation a attiré plus de 8000 personnes dans la capitale vaudoise.

Aussi des apprentis

Ce vendredi, les «grévistes» ont attendu la pause de 10h00, bouclé leur sac à dos, embarqué leurs pancartes et quitté leur gymnase ou école professionnelle. Réunis à la gare de la capitale vaudoise, ils sillonnent le centre-ville encadrés par un dispositif policier et sous les yeux de passants qui pour la plupart les encouragent.

Parmi leur soutien, il y a également le prix Nobel vaudois Jacques Dubochet qui signe le même jour un billet dans le «Journal de Morges». «Les jeunes ne peuvent pas attendre, c'est leur affaire, leur vie, ils ne la laisseront à personne», écrit-il ainsi.

D'ampleur nationale, la mobilisation s'est tenue durant toute la journée dans 15 villes. Outre Lausanne en Suisse romande, les grévistes se sont donné rendez-vous à Genève, Neuchâtel, Fribourg, Sion ou encore Bienne. Au total, dans tout le pays, ils ont été environ 22'000 à répondre à l'appel.


Une nouvelle manifestation pour le climat le 2 février à Fribourg

Les organisateurs de la grève du climat à Fribourg avaient le sourire vendredi après la manifestation qui a attiré plus de 1000 collégiens et étudiants. Ils n'entendent pas en rester là et veulent à nouveau mobiliser le samedi 2 février.

«Nous sommes ravis, très satisfaits. C'est beau de voir toute cette jeunesse se mobiliser pour la cause du climat», a indiqué à Keystone-ATS Léo Tinguely, étudiant de première année à l'Université de Fribourg en sociologie et philosophie. «Il y a urgence, parce que la politique des petits gestes du quotidien ne suffit plus.»

Ne plus se voiler la face

«Il faut penser à changer les modes de production et de vie», a ajouté Léo Tinguely. L'idée des organisateurs, au nombre de cinq au début, il y a une semaine à peine, est de poursuivre le combat. «Une manifestation se tiendra le samedi 2 février, hors cours cette fois», a insisté l'étudiant. «C'est le début d'un mouvement.»

Léo Tinguely estime qu'il est temps de cesser de «se voiler la face». Il a insisté encore sur le courage des collégiens et des manifestants issus du cycle d'orientation (CO), «qui ont dû braver des menaces de la part des directions de leurs établissements scolaires» pour manquer les cours de vendredi après-midi. (ats/nxp)

Créé: 18.01.2019, 17h05

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