Dimanche 5 avril 2020 | Dernière mise à jour 17:56

Santé En Suisse, les homosexuels restent exclus du don du sang

Les hommes ayant des contacts sexuels avec des hommes ne peuvent donner leur sang en Suisse. Ils en sont exclus en raison du risque accru de transmission du VIH. Pour les homosexuels, ce règlement est une discrimination.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

De manière générale, les gays et bisexuels sont perçus comme un risque pour la sécurité, critique l'organisation suisse des gays Pink Cross dans un communiqué publié ce mercredi 29 avril. «Une telle approche schématique et inflexible ne rend pas le sang plus sûr».

Elle exige des autorités suisses et l'Institut suisse des produits thérapeutiques (Swissmedic) de réviser la pratique actuelle et de mettre fin à une exclusion discriminatoire en raison de la seule orientation sexuelle.

Puisque le sang et les produits sanguins sont considérés en Suisse comme des remèdes, il revient à Swissmedic d'établir les critères d'admissibilité pour les dons de sang. Ils sont ensuite appliqués par les services de transfusion sanguine de la Croix-Rouge suisse (CRS), compétents dans ce domaine en Suisse.

Données scientifiques

Swissmedic maintient provisoirement les spécifications existantes, a expliqué mercredi à l'ats son porte-parole Lukas Jaggi. Celles-ci ne visent pas spécifiquement les homosexuels, a-t-il dit.

Elles valent par exemple pour d'autres groupes dont le comportement à risque conduit à l'exclusion du don de sang. Il souligne enfin que les critères sont basés sur des données scientifiques et que ceux-ci sont régulièrement examinés au niveau international par des experts.

Dans la décision de faire ou non un don de sang, il faut d'abord réfléchir à protéger les bénéficiaires de la transmission de maladies infectieuses.

Cour de justice

Mercredi, à Luxembourg, la Cour de justice européenne (CJUE) a estimé que l'exclusion permanente des homosexuels du don du sang en France peut être justifiée, mais sous de strictes conditions. Cet arrêt pourrait obliger les autorités françaises à y renoncer.

La Cour souligne que le VIH peut «être détecté par des techniques efficaces». Elle évoque la mise en quarantaine des poches de sang pendant une vingtaine de jours, durée entre la contamination et le moment où le virus peut être détecté dans le sang. Cette Cour ne se penche toutefois que sur les affaires des Etats membres de l'UE et pas sur celles de la Suisse. (ats/nxp)

Créé: 29.04.2015, 18h50

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.