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Plurilinguisme Et si les Romands supprimaient l'allemand à l'école?

Pour le moment, les cantons romands tiennent à l'allemand, même si toujours plus d'enseignants et de parents souhaitent privilégier l'anglais au détriment de la langue de Goethe.

Georges Pasquier, président du syndicat des enseignants romands (SER), ne serait pas surpris de voir l'enseignement de l'allemand remis en cause.

Georges Pasquier, président du syndicat des enseignants romands (SER), ne serait pas surpris de voir l'enseignement de l'allemand remis en cause. Image: Keystone

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Les décisions des cantons de Thurgovie et de Nidwald continuent de faire des vagues. Et si les Romands ne jettent pas d'huile sur le feu, il existe néanmoins de forts courants pour réduire la place de l'allemand à l'école, explique Georges Pasquier dans 20 Minuten de jeudi 28 août .

«Pour le moment, on dit que l'allemand est important, que c'est toujours une langue nationale. Mais lorsque j'écoute les parents et les enseignants, ils sont toujours plus nombreux à songer à faire de même: supprimer l'enseignement de l'allemand à l'école primaire. Il ne faudra pas longtemps pour voir arriver cette exigence», prévient le président du syndicat des enseignants romands (SER).

Pas uniquement une question de langues

Il souligne aussi que l'allemand est pour les Romands comme le français pour les alémaniques: une langue difficile dont on se demande à quoi elle sert et dont l'apprentissage n'est pas des plus amusants.

«Mais ce n'est pas une raison pour la supprimer! Il ne s'agit pas que d'une langue mais aussi d'une autre culture et de communication entre nous, et pas seulement en anglais.»

Pour des séjours de longue durée

Les choix de Thurgovie et de Nidwald nuisent à la solidarité confédérale puisque le français est une langue nationale, poursuit-il. Et il redoute que d'autres cantons ne suivent la tendance. «On ne parlera alors plus de Röstigraben mais de véritable mur.»

Revenant sur la proposition du canton de Nidwald de séjour linguistique, le président du SER estime que seul un échange de longue durée peut être significatif. Au moins trois mois, estime Georges Pasquier. Et il ajoute que les écoliers romands devraient faire de même en Suisse alémanique. (nxp)

Créé: 28.08.2014, 10h42

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