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Statistiques Il y a toujours plus de Suisses sans religion

Actuellement, 60% des Suisses ont une appartenance religieuse.

Le groupe le plus important depuis 1980 est celui des personnes catholiques romaines.

Le groupe le plus important depuis 1980 est celui des personnes catholiques romaines. Image: Photo d'illustration/Keystone

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De plus en plus de Suisses et de Suissesses n'appartiennent à aucune religion. Jusque dans les années 1980, plus de 90% de la population appartenait à l'une des deux religions nationales principales, catholique ou protestante. Ce chiffre à chuté à 60% aujourd'hui.

Le groupe des personnes sans appartenance religieuse a même presque triplé depuis l'an 2000. Il représentait 26% de la population de 15 ans et plus en 2017, selon des chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publiés mardi et portant sur 2017. L'OFS souligne que les personnes issues de l'immigration se décrivent plus souvent sans appartenance religieuse que les Suisses d'origine.

Les personnes «sans religion» forment ainsi le deuxième plus grand groupe selon la statistique des religions. Ils ont dépassé le groupe des personnes réformées évangéliques (protestants). Ce dernier se place en troisième position en 2017 (24%).

Presque un quart de plus d'athées

Le groupe le plus important depuis 1980 est celui des personnes catholiques romaines: il représentait un peu plus du tiers de la population de 15 ans et plus en 2017, soit 36%. La proportion d'athées et d'agnostiques a, elle, augmenté de 23% depuis 1970.

Le nombre d'églises régionales catholiques romaines et protestantes réformées ont respectivement diminué de 3 et 4% entre 2010 et 2017, selon l'OFS. Au cours de la même période, le nombre de membres des communautés musulmanes et des communautés religieuses apparentées a, lui, très légèrement augmenté (1%).

Les musulmans de tous les groupes religieux sont toutefois ceux qui pratiquent leur foi de manière la plus passive. «Après les non-religieux, ce sont les communautés islamiques qui comptent le plus grand nombre de personnes ayant déclaré n'avoir jamais participé à un service religieux, ou l'avoir fait une fois par semaine, au cours des douze mois précédant l'enquête», note l'OFS.

La proportion de personnes qui n'ont jamais prié au cours de cette même période de douze mois est également plus élevée chez les musulmans (40%) que chez les protestants et les catholiques. Pour ces deux dernières catégories, respectivement un tiers et un quart de personnes n'ont eu aucun dialogue avec Dieu pendant l'année.

Les femmes prient le plus

L'étude montre aussi que les femmes prient généralement avec plus d'assiduité que les hommes. Alors que plus d'un tiers des Suissesses disent prier tous les jours ou presque tous les jours, seulement un cinquième des hommes le font.

Les femmes ne sont pas seulement plus spirituelles, mais aussi plus superstitieuses que les hommes, relève l'enquête de l'OFS: 58% des femmes croient aux anges et aux êtres surnaturels, environ le même nombre font confiance aux guérisseurs et aux voyantes. Chez les hommes, ce chiffre est inférieur de 15 à 20 pour cent.

Si la religiosité est généralement en déclin en Suisse, elle retrouve parfois une valeur très personnelle: plus de la moitié des personnes interrogées affirment que la religion joue un rôle important dans la détresse émotionnelle ou la maladie. Près de 50% des personnes disent également avoir recours à la religion dans leurs relations avec la nature et l'environnement ainsi que dans l'éducation des enfants.

Enfin, pour un sixième de la population, la parole de Dieu joue un rôle important à l'heure du choix lors de votations ou d'autres questions politiques. La même proportion admet se laisser guider par la religion dans la vie sexuelle. (ats/nxp)

Créé: 29.01.2019, 17h36

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