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Votation Ils racontent leur armée

L’armée ne doit-elle être composée que de volontaires? Alors que les Suisses doivent répondre à cette question le 22 septembre, trois conseillers nationaux dévoilent leur rapport à la troupe.

L'édito d'Eric Felley

Rassurons les craintifs, la fin de l’obligation de servir ne mettra pas en danger le pays. Elle obligerait par contre la Suisse à réfléchir, à repenser une armée du point de vue de ses besoins réels en matière de sécurité. Aujourd’hui, hélas, le sujet reste dans un débat politique manichéen qui se limite à : pour ou contre, supprimer ou pas.

La votation sur le Gripen de 2014 s’annonce déjà sous cette forme. Pourtant, même à gauche, l’antimilitarisme historique a tendance à faiblir, à faire place à une réflexion, non pas pour liquider l’armée, mais pour la rendre plus efficiente. Chacun se rend bien compte que l’on ne vit pas dans un environnement international permettant de supprimer une force armée.

Mais à quoi bon continuer à recruter des gens peu motivés qui effectuent leurs obligations comme un pensum plus ou moins festif et absurde ? Autant miser sur des gens qui ont envie de participer à un effort de défense qui se préoccupent des guerres ou des cyber-guerres qui se profilent. Notre infanterie démesurée, la chaire à canon, n’a plus de sens dans un éventuel conflit.

La fin de l’obligation de servir permettrait de repartir avec une défense plus pointue, plutôt qu’un gaspillage de ressources humaines et de temps. La Suisse se doterait d’un service de sécurité, plus nerveux et surtout plus facile à faire évoluer. Dans une armée de ce type, il y aurait peut-être quelques rambos, mais il y aurait bien davantage de citoyens motivés par le job.

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On l’aime ou on la déteste. On la trouve ringarde ou on admire son utilité. Rares sont les institutions à polariser autant que l’armée suisse. La grande muette est le centre d’une des votations fédérales du 22 septembre. Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) demande la suppression de l’obligation de servir. Son initiative est combattue par la droite bourgeoise. Mais ce qui est sûr, c’est que le débat souvent émotionnel qui accompagne la votation se poursuivra après le 22 septembre. C’est le rôle de l’armée et ses moyens qui seront alors questionnés.     (Le Matin)

Créé: 13.09.2013, 14h12

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