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Espionnage L'affaire Nestlé-Securitas-Attac est close

Nestlé et Securitas ne recourront pas contre le jugement civil de la justice vaudoise. L'organisation altermondialiste Attac avait porté plainte après l'infiltration d'une «espionne» dans ses rangs.

Manifestation et distribution de flyers d'activistes dénonçant le procédé d'espionnage de Nestlé contre Attac, en avril 2009, à Lausanne.

Manifestation et distribution de flyers d'activistes dénonçant le procédé d'espionnage de Nestlé contre Attac, en avril 2009, à Lausanne. Image: Archives/Keystone

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Les parties renoncent à recourir contre le jugement civil de la justice vaudoise. Les deux entreprises avaient été condamnées pour atteinte illicite à la personnalité après avoir infiltré l'organisation altermondialiste.

«Nous ne ferons pas appel. Nous avons pris note de la motivation du tribunal et la respectons», a indiqué jeudi Melanie Kohli, porte-parole de Nestlé. «Nous souhaitons réitérer que l'incitation à l'infiltration est contraire aux principes de conduite des affaires de Nestlé».

«Les personnes mentionnées dans cette affaire ne travaillent plus chez Nestlé», a ajouté la porte-parole. Securitas a indiqué de son côté qu'elle ne recourrait pas non plus et n'a pas fait de commentaire.

Attac très satisfaite

Attac, qui aurait pu faire appel puisqu'elle n'a pas tout obtenu lors du verdict, en restera là. L'organisation est «entièrement satisfaite sur l'essentiel», a déclaré l'avocat Jean-Michel Dolivo. «Les considérants sont clairs. Le premier juge civil n'a pas mâché ses mots», a relevé Me Dolivo en parlant du comportement «inadmissible» des deux sociétés.

Pour rappel, le 25 janvier, le Tribunal civil de Lausanne a condamné Nestlé et Securitas. La cour a estimé que l'acquisition d'informations par infiltration dans la sphère privée constituait une atteinte illicite à la personnalité.

«Une forme de traîtrise»

Une employée de Securitas se faisant appeler Sara Meylan avait notamment intégré le groupe et récolté des données sur les militants d'Attac et leurs activités. «Un procédé déloyal, une forme de traîtrise», selon le juge. Les deux sociétés doivent payer 3000 francs par personne pour réparation morale. Un non-lieu pénal avait été prononcé en 2009. (ats/nxp)

Créé: 21.03.2013, 12h53

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