Mardi 17 octobre 2017 | Dernière mise à jour 16:53

Mystère L'enquête sur la disparition de Sarah Oberson reste ouverte

Il y a juste 30 ans, la petite Sarah s’évaporait à Saxon (VS). La prescription pour assassinat a beau être échue aujourd’hui, la police ne fermera pas le dossier.

En 1985, 150 000 affichettes avec le portrait de la petite disparue ont été distribuées. En vain.

En 1985, 150 000 affichettes avec le portrait de la petite disparue ont été distribuées. En vain. Image: STR/Keystone

Enlèvement d’enfant: doit-il y avoir prescription?

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Elle a 5 ans depuis trente ans. Le même sourire rieur, la même coupe au carré. Depuis sa disparition le 28 septembre 1985, Sarah Oberson n’a pas vieilli. En tout cas dans l’esprit du public. Car personne ne sait ce qui est arrivé à la petite Valaisanne. Et si le délai de prescription pour assassinat est aujourd’hui échu, Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police cantonale valaisanne, assure que la recherche de la vérité subsiste.

«Indépendamment des différentes prescriptions qui pourraient intervenir, on ne manquera pas d’exploiter tous les éléments utiles», précise-t-il. D’ailleurs, il affirme que l’enquête ne sera jamais close. «On le doit à Sarah. On ne parle pas ici d’un dossier mais d’une fillette.» Une fillette qui a ému toute l’Europe.

A 17 h 30 ce soir de septembre 1985, Sarah quitte le domicile familial de Saxon pour se rendre chez sa grand-mère. Elle n’arrivera jamais à destination. Rapidement, les recherches commencent. Son petit vélo est retrouvé au pied de l’escalier de la salle de gymnastique et deux écoliers racontent l’avoir aperçue dans la cour d’école.

Elan de solidarité

La police est prévenue, les citoyens se mobilisent. «Il y a eu un élan de solidarité formidable. Tout a été fouillé, les maisons, les granges. Même l’armée est venue», se souvient Bernard Comby, ex-conseiller national et premier président de la Fondation Sarah Oberson. Celui qui a toujours vécu à Saxon était aux premières loges d’une histoire qui aujourd’hui encore l’étonne.

«On trouvait tous étrange qu’un tel enlèvement ait lieu dans un petit village comme le nôtre», souligne-t-il. Très touchés, les bénévoles remuent ciel et terre pour retrouver la fillette. Plus de 150 000 affichettes avec le portrait de Sarah sont distribuées. «C’était sans doute fait de manière artisanale, mais nous étions sûrs que cela allait aboutir à quelque chose», raconte Bernard Comby.

Pourtant, les jours, les mois, les années passent. L’enquête va s’étendre à l’étranger, des médiums en tout genre vont proposer leur aide, même le FBI s’en mêle: sans résultat. «Cela fait 30 ans et le mystère reste complet. Est-ce qu’elle a été assassinée ou est-ce qu’elle a été enlevée, pour l’instant, on n’en sait rien», regrette Bernard Comby. «Pour l’instant.» Car le Valaisan ne baisse pas les bras. «Il faut garder espoir même si cela fait très longtemps et que certains témoins importants sont sans doute décédés», déclare-t-il.

Aujourd’hui encore, cette affaire le travaille régulièrement. «C’est très dur à vivre. Surtout pour la famille qui a besoin de tourner la page», explique-t-il. Les parents de Sarah, eux, ne souhaitent plus s’exprimer sur le sujet. (Le Matin)

Créé: 28.09.2015, 06h33


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