Vendredi 29 mai 2020 | Dernière mise à jour 12:46

Berne La 5G divise la commission de la santé publique du National

Elle a de justesse déposé une motion demandant que les mesures d'accompagnement relatives aux effets sur la santé soient mises en oeuvre rapidement.

La 5G se développe alors que les effets de la téléphonie mobile sur la santé ne sont pas encore connus (archives).

La 5G se développe alors que les effets de la téléphonie mobile sur la santé ne sont pas encore connus (archives). Image: Keystone

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Les effets de la 5G sur la santé divisent la commission de la santé publique du National. Elle a de justesse déposé une motion demandant que les mesures d'accompagnement relatives aux effets sur la santé soient mises en oeuvre rapidement.

Cela concerne le monitoring de l'exposition au rayonnement, la création d'un service de consultation de médecine environnementale et l'intensification de la recherche sur les effets de la téléphonie mobile sur la santé.

Mais rien n'est joué. La motion a été acceptée par 11 voix contre 10 et 3 abstentions, indiquent vendredi les services du Parlement. L'UDC et le PLR y sont opposés.

Incertitudes

La commission rappelle que des incertitudes demeurent quant aux effets sur la santé. Le groupe de travail «Téléphonie mobile et rayonnement» n'a pas réussi à se mettre d'accord sur les éventuelles adaptations des valeurs limites de l'installation préventives en vigueur, ni sur le développement des réseaux de téléphonie mobile.

La moitié des membres du groupe présentaient un lien d'intérêts avec l'industrie des télécommunications et, en comparaison, seuls deux membres du corps médical représentaient un intérêt prépondérant de santé publique, critique la commission.

Le temps presse

De nombreuses antennes supplémentaires sont installées. Et les demandes de moratoires se multiplient, rappelle la commission.

Selon le groupe de travail, il faut poursuivre les recherches sur le rôle joué par le rayonnement dans des domaines de santé hautement sensibles comme le cancer, la reproduction, les atteintes cognitives et les troubles non spécifiques. Le temps presse pour mettre en oeuvre les mesures proposées.

Le Conseil fédéral a lui aussi opté pour la prudence. En avril, il a confirmé qu'il ne voulait pas pour l'instant assouplir les valeurs limites visant à protéger les gens du rayonnement non ionisant. Il a préféré charger le Département de la communication de tester l'exposition effective de la population due aux antennes adaptatives et annoncé son intention de mettre en oeuvre les mesures d'accompagnement préconisé par le groupe de travail. (ATS/Le Matin)

Créé: 15.05.2020, 16h20

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