Dimanche 23 février 2020 | Dernière mise à jour 11:42

Médias Le Conseil suisse de la presse a été très occupé

Le nombre de procédures de recours achevées en 2019 a atteint le chiffre record de 125. Le Conseil suisse de la presse a dû adopter un paquet de réformes pour accélérer le traitement des plaintes.

Le Conseil suisse de la presse dénote une tendance à la judiciarisation dans le domaine des médias.

Le Conseil suisse de la presse dénote une tendance à la judiciarisation dans le domaine des médias. Image: Keystone

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Le Conseil suisse de la presse (CSP) a pris 83 décisions l'année dernière, plus que jamais auparavant en plus de quarante ans d'histoire. Confronté à davantage de plaintes, le CSP manque de ressources humaines et financières, selon sa directrice Ursina Wey.

En 2018, le CSP avait rendu 62 décisions, soit une vingtaine de moins que l'an dernier, a précisé la directrice du CSP vendredi à l'agence de presse Keystone-ATS. Et le nombre de procédures de recours achevées a atteint le chiffre record de 125.

La différence entre le nombre de décisions prises et le nombre d'affaires achevées s'explique: le CSP n'est pas entré en matière sur quelques-unes ou en a regroupé certaines autres qui posaient le même type de questions.

Tendance à la judiciarisation

Le besoin du public de se tourner vers l'organe d'autocontrôle éthique des médias reste élevé: 126 plaintes ont été déposées en 2019. Le nombre élevé de plaintes persiste depuis des années, peut-on encore lire sur le site du CSP. Le traitement est devenu plus complexe, notamment en raison de la tendance à la judiciarisation dans le domaine des médias.

A la fin 2019, le conseil de fondation du CSP a adopté un paquet de réformes, pour accélérer le traitement des plaintes. Le CSP veut également intervenir plus activement dans les débats médiatiques et déontologiques. La présidence du Conseil de la presse sera restructurée et le secrétariat doté de plus de compétences et légèrement renforcé.

Financement indirect des médias espéré

L’organe d’autorégulation de la branche suisse des médias compte également sur le soutien de l’aide indirecte aux médias de la Confédération pour assurer les ressources supplémentaires nécessaires. Mais le Parlement n'a pas encore dit son dernier mot. Selon Ursina Wey, de l'argent venant de Berne ne sera pas disponible avant 2022 ou 2023 au plus tôt.

La Fondation Conseil suisse de la presse, issue d’un partenariat social, a été créée par des associations professionnelles et des syndicats de journalistes, des organisations patronales et des entreprises de médias individuelles. (ats/nxp)

Créé: 14.02.2020, 17h07

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