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Logements Le PDC veut baisser nos loyers

Trop peu de locataires utilisent leur droit à faire baisser leur loyer. Guillaume Barazzone et consorts veulent agir.

Beaucoup de locataires n’ont pas le courage de demander une baisse de loyer.

Beaucoup de locataires n’ont pas le courage de demander une baisse de loyer. Image: Stocklib

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Les loyers ont augmenté d’environ 10% en dix ans et pèsent sur le budget des familles. Le PDC a décidé d’intégrer cette problématique dans son programme. Il étudie dix-huit mesures, dont une qui serait révolutionnaire: en cas de baisse du taux d’intérêt de référence, les propriétaires devraient automatiquement la répercuter.

Depuis 2008, les contrats de bail sont indexés à un taux d’intérêt de référence national. A cette époque, il était alors de 3,5%. Il n’a cessé de descendre, pour atteindre 2% aujourd’hui. La dernière baisse d’un quart de point est intervenue en septembre 2013. Or, selon le chiffre avancé par le Tages-Anzeiger d’hier, seuls 17% des locataires ont demandé une baisse correspondante. Soit environ 60 francs par mois pour un loyer de 2000 francs.

Situation de pénurie

Actuellement, c’est le locataire qui doit faire une demande de baisse de loyer dans les trois mois avant le renouvellement de son bail. Si le propriétaire refuse, c’est encore au locataire de faire recours. Le conseiller national Guillaume Barazzone (PDC/GE) s’est penché sur la question: «Notre proposition demande encore à être affinée, mais ce qui est sûr c’est qu’il faut que les gens soient davantage informés. Si 17% seulement des gens utilisent leur droit, c’est que la plupart des autres l’ignorent. Mais personnellement, je pense que ce qui fera surtout baisser les loyers, c’est l’augmentation de l’offre.»

Pour son collègue Martin Candinas (PDC/GR), c’est aussi la situation actuelle de pénurie qui rend les gens frileux: «Beaucoup n’ont pas le courage de demander une baisse, car ils craignent finalement de perdre leur logement.»

Mais pour Olivier Feller (PLR/VD), secrétaire général de la Fédération romande immobilière, le constat est différent: «La majorité des gens considèrent que leur loyer est correct vis-à-vis du marché.» Lui-même est opposé à une adaptation automatique au taux de référence: «Et, compte tenu de la durée des travaux parlementaires, le jour où la modification entrera en vigueur, l’automatisme pourrait bien intervenir dans un climat de hausse…»

Martin Candinas balaie cet argument: «La hausse, on l’a déjà aujourd’hui! Si l’on raisonne comme ça, on n’entreprend jamais rien.»

A la recherche d’une majorité

Au Conseil national, il y en a un qui suit avec intérêt ce nouveau positionnement du PDC, c’est le secrétaire général de l’ASLOCA romande, Carlo Sommaruga (PS/GE): «C’est très bien si le PDC retrouve un profil plus social autour de cette question, s’enthousiasme-t-il. S’il ne s’agit pas seulement d’un effet d’annonce, cela peut permettre de trouver des solutions et d’avoir une majorité au Parlement.» Mais le sujet demande à mûrir encore… avant que les taux ne remontent un jour, au mauvais moment.

Créé: 23.09.2014, 07h04

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