Mercredi 14 novembre 2018 | Dernière mise à jour 15:58

Eurovision Le candidat aux sept enfants

En lice pour les qualifications suisses à l’Eurovision 2014, le Vaudois Christian Tschanz a deux passions: sa famille et sa musique.

Entouré de sa femme et de leurs sept enfants, Christian Tschanz espère gagner sa place à l’Eurovision.

Entouré de sa femme et de leurs sept enfants, Christian Tschanz espère gagner sa place à l’Eurovision. Image: Nathalie Gradeler / LDD

Une histoire de famille

«On peut vraiment faire la différence, car on délivre un vrai message avec cette chanson», raconte Christian Tschanz.

L’inspiration lui est venue de ses enfants. «En rentrant de l’école, ils nous racontaient qu’ils avaient des camarades de classe qui devaient retourner de manière très rapide vivre dans leur pays», explique-t-il. C’est son épouse, Isabelle, qui a alors écrit un texte sur ce thème. «Il n’y a pas de message politique, c’est vraiment en lien avec les émotions vécues par ces départs», ajoute-t-il.

Pour le clip, le Vaudois a, là encore, pu compter sur la créativité d’Isabelle. Elle a réalisé le scénario dans lequel trois de leurs enfants apparaissent. Le titre «Au paradis» raconte l’histoire d’un garçon qui arrive en Suisse, s’intègre dans une classe, puis du jour au lendemain doit partir. «Ça a beaucoup touché mes enfants quand certains de leurs camarades ont dû partir. Une fois que j’ai écrit le texte, il y a eu beaucoup d’émotion», se souvient-elle.

Pour Christian, l’important dans cette aventure est que «je puisse toucher un maximum de gens, que ça les fasse réfléchir. Et pour cela on a besoin que le public vote le 1er février prochain pour notre chanson.»

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Avec une famille de sept enfants, il faut savoir composer. Ça tombe bien, c’est ce que Christian Tschanz sait faire de mieux. A 36 ans, ce Vaudois, candidat à l’Eurovision Song Contest 2014, est déjà père d’une joyeuse smala de sept garçons et filles âgés de 16 mois à 16 ans. C’est d’ailleurs grâce à eux qu’est née «Au paradis», la chanson qu’il va défendre le 1er février prochain à Kreuzlingen (TG), lors des dernières qualifications suisses. Face à cinq autres groupes finalistes, dont deux genevois, il disputera sa place dans l’espoir de représenter la Suisse l’an prochain à Copenhague, au Danemark. «Je suis déjà content d’être parvenu à cette étape, c’est mon premier concours», s’exclame Christian Tschanz, qui a déjà trois albums à son actif. «Je veux aller le plus loin possible, surtout pour ma famille, car je ne me serais jamais inscrit avec une autre chanson. Celle-ci, c’est la nôtre.»

Parti de rien

Le Vaudois sait ce qui fait sa force. «J’ai un avantage énorme, j’ai toujours su que je voulais deux choses dans la vie: la musique et une grande famille», déclare-t-il dans son local de musique au rez inférieur de sa maison d’Avenches (VD). Le village où il a débarqué à l’âge de 16 ans. Alors apprenti boucher, il rencontre Isabelle, sa future épouse. Ils fondent «tout naturellement» une famille. «Au début, c’était dur. Quand on a eu notre premier enfant, on vivait dans un petit studio et on n’avait pas beaucoup d’argent», se souvient-il.

A côté de son travail, Christian ne lâche pourtant pas de vue la musique, qu’il pratique depuis son plus jeune âge. Il commence à donner des cours de guitare, de piano et de batterie. «Depuis quinze ans, je suis professeur. J’ai fondé mon école. Et, il y a six ans, on a pu emménager dans la maison où se trouvait le local à répétition», explique-t-il. Une organisation qui a permis au couple d’élever ses sept enfants. «Je travaille beaucoup à la maison et passe du temps avec toute la famille», ajoute-t-il. Maman au foyer, Isabelle l’accompagne aussi dans son aventure musicale. C’est d’ailleurs elle qui a écrit le texte de la chanson. «Si notre couple ne fonctionnait pas, on n’aurait pas eu sept enfants. Il y a toujours bien de la lessive, mais on s’organise», relève-t-elle.

Le virus qu’a Christian pour la musique s’est transmis à ses fils: Clifford, 16 ans, joue de la batterie, William, 12 ans, est virtuose du piano, et Kenneth, 11 ans, improvise à la basse. «Quand je composais la mélodie de la chanson, tous m’ont beaucoup soutenu», ajoute le papa, fier de ses enfants. Certainement son meilleur public aussi.

(Le Matin)

Créé: 28.12.2013, 13h49

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