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Alcool Le canton de Vaud interdit les «happy hours»

L'interdiction des «happy hours» et l'introduction d'une base légale pour les fouilles à l'entrée des boîtes de nuit ont été décidées par les députés vaudois. Mais l'obligation d'offrir une carafe d'eau n'a pas été retenue.

Image: ARCHIVES, PHOTO D'ILLUSTRATION/AFP

(Video: Laura Juliano)

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Les députés vaudois ont décidé ce mercredi 3 décembre d'interdire les «happy hours» qui incitent à consommer davantage d'alcool. Ils ont également approuvé un projet de base légale réglant la fouille à l'entrée des boîtes de nuit. En revanche l'obligation d'offrir une carafe d'eau n'a pas passé la rampe.

Après une discussion sans relief sur le budget 2015, les députés ont retrouvé du tonus en reprenant en premier débat leurs discussions sur la révision de la loi sur les auberges et débits de boissons (LADB). L'amendement du socialiste Philippe Randin a lancé la machine.

En demandant qu'une carafe d'eau soit systématiquement offerte à un client qui prend un repas principal dans un restaurant, le député a suscité moult réactions virulentes et opposées. Pour le PLR, Pierre Volet, il ne s'agissait ni plus ni moins que d'«un scandale», violant la liberté de commerce. «C'est le monde à l'envers», a-t-il tonné.

Gros risques pour les restaurants

Le Vert Olivier Epars a soutenu qu'une telle offre signifierait «la mort de pas mal d'établissements». A l'inverse, des députés ont affirmé qu'une carafe d'eau tenait du geste élémentaire de convivialité et que de nombreux touristes étaient choqués de se voir facturer cette prestation en Suisse, contrairement à ce qui se fait à l'étranger. Par 70 voix contre 41 et 8 abstentions, l'amendement a été refusé.

Les «heures joyeuses» («happy hours»), pendant lesquelles le client obtient deux consommations pour le prix d'une, ont passé à la trappe, malgré leur défense par Jérôme Christen (Vaud Libre). C'est une incitation à boire davantage non seulement durant une période limitée, mais cela sert aussi à entraîner le client dans une soirée plus arrosée que prévu, ont affirmé les détracteurs de cette pratique, à l'instar du socialiste Stéphane Montangero.

Retour des fouilles

Enfin, les députés ont approuvé par 96 voix contre 9 et 4 abstentions la solution du Conseil d'Etat régularisant les fouilles à l'entrée des boîtes de nuit. Le gouvernement l'a soumise après l'arrêt du Tribunal cantonal contraire à la pratique mise en place à Lausanne.

Cette fois, une base légale sera disponible et des agents privés n'exerceront plus des tâches réservées à des forces de police, en particulier la saisie d'objets jugés dangereux. Les établissements devront interdire d'entrer ceux qui refusent d'être fouillés ou seront porteurs d'objets dangereux. Ils recueilleront ces objets en vue de leur destruction lorsque les clients les donneront sur une base volontaire. (ats/nxp)

Créé: 04.12.2014, 08h32

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