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Enquête Le compagnon d'Adeline dénonce «une mascarade»

Alors que la directrice de la Pâquerette a écopé d'un blâme suite à l'enquête administrative des HUG, l'ami d'Adeline fait part de sa colère. Il envisage de déposer une plainte pénale.

La directrice de la Pâquerette a écopé d'un blâme suite à l'enquête administrative menée par les HUG.

La directrice de la Pâquerette a écopé d'un blâme suite à l'enquête administrative menée par les HUG. Image: PASCAL FRAUTSCHI-ARCHIVES

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L'affaire Adeline

L'affaire Adeline La soignante, Adeline M., veillait seule sur un prisonnier. Son corps a été retrouvé sans vie à Genève en septembre 2013. Vif émoi en Suisse romande.

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Le compagnon d'Adeline M., la jeune sociothérapeute tuée en septembre dernier à Genève, s'est confié pour la première fois à la presse. Dans son interview accordée à la Tribune de Genève, il confie sa peine et surtout son incompréhension après la diffusion du rapport d'enquête administrative des Hôpitaux universitaires Genevois (HUG).

La directrice de la Pâquerette était accusée d’avoir laissé sortir de manière imprudente le dangereux détenu Fabrice A. Mais la semaine dernière, elle n'a écopé que d'un blâme. Choqué, l'ami d'Adeline M. dénonce un «simulacre de sanction» et envisage de déposer une plainte pénale pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. «C'est une mascarade: les HUG ont procédé à une autoévaluation de la Pâquerette en la tournant à leur avantage».

Il s'interroge également sur la méthode adoptée pour mener l'enquête et affirme que des témoins clés n'ont pas été auditionnés, notamment parmi les gardiens présents à la Pâquerette le jour du drame.

Visites de prostituées

Lui même a été sociothérapeute au sein de cette structure avant de démissionner en juillet 2013. Pourquoi? «Il n'y avait pas d'échelle d'évaluation de la violence, ni contrôle extérieur de la part des HUG.»

Il évoque également des faits troublants concernant les visites de détenus dangereux auprès de prostituées, un phénomène censé n'être pas fréquent selon le rapport Chappuis. «Sur onze détenus, quatre sont allés voir des prostituées, en un an et demi. Certains y sont allés trois fois, d'autres six ou sept fois. Est-ce rare?» (nxp)

Créé: 27.05.2014, 09h33

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