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Avions de combat Les Eurofighter low-cost pourchassent toujours les Gripen

Des Eurofighter moins chers que les Gripen, c'est la proposition d'EADS. Pour 1,5 milliard, le constructeur offre 22 avions. Un épisode de plus dans un dossier âprement discuté par la commission de sécurité

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Pas de commentaire de la part d’EADS. Mais pas de démenti non plus. Selon Blick, l’avionneur EADS, constructeur de l’Eurofighter, a proposé à la Suisse 22 avions de combat d’occasion à un prix défiant toute concurrence: soit 1,5 milliard de francs suisse. Contacté par Le Matin, le porte-parole d’EADS – Claas Belling – s’en tient à une relative discrétion: «Nous avons toujours dit que nous étions prêts à faire de nouvelles offres à la Suisse. Mais nous ne commentons pas les informations parues dans la presse.»

Des montants dans la cible

C’est par lettre adressée à certains membres de la commission de sécurité du National qu’EADS a réitéré ses intentions. L’offre n’est pas officielle, donc pas définitive, mais elle articule des montants et des nombres d’avions qui entrent dans la fourchette de prix que s’est fixée la Suisse pour acquérir ses nouveaux avions de combat. La réception de la lettre nous a été confirmée par des membres de la commission de sécurité.

Si Claas Belling, le porte-parole d’EADS, ne tient pas à commenter cette missive, il est néanmoins clair. «Ce n’est rien d’autre que ce que nous vous disions déjà l’année dernière», glisse l’intéressé.

En effet, Claas Belling avait accordé l'année dernière une interview exclusive à Newsnet dans laquelle il se montrait très proactif: «Si le prix est à ce point essentiel, nous avons des versions low-cost de l’Eurofighter. Mais je vous le répète, nous attendrons qu’Armasuisse nous sollicite. Nous disons simplement que nous restons ouverts à la discussion.»

En commission de sécurité du national qui siège, depuis hier et jusqu’à ce soir, les discussions sont tendues. Selon nos informations, Ueli Maurer est soumis à un feu nourri de questions sur le dossier Gripen (22 Gripen suédois pour 3,1 milliards) qui, après son demi-échec aux Etats, semble être fragilisé.

Et les interrogations des membres de la commission sont de tout ordre: aussi bien sur le plan technique, sur le financement, sur les affaires compensatoires, que sur les propositions nouvelles qui pourraient venir des autres avionneurs.

«Ni convaincant ni convaincu!»

«On sent que tout a été fait pour favoriser Gripen et qu’on n’a pas négocié à fond avec les autres concurrents. D’ailleurs, Ueli Maurer et son équipe n’apparaissent ni convaincants ni convaincus», glisse un élu de droite pourtant pro-armée qui regrette encore et toujours la légèreté avec laquelle ce dossier est conduit.

D’ailleurs, à gauche et au centre de l'échiquier politique des propositions de renvoi du dossier au Conseil fédéral sont avancées. Elles s’appuient sur le fait que la mise en place du ciel unique européen (FABEC) aurait dû être prise en compte lors de la procédure d’achat du nouvel avion. Un élément important du dossier qui a été négligé et que dénonçait le conseiller national Thomas Hurter (UDC/SH), pilote au civil et au militaire et membre influent de la commission de sécurité.

Créé: 09.04.2013, 11h10

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