Mercredi 24 juillet 2019 | Dernière mise à jour 07:10

Orage Littéralement, la tempête s'abat sur Thomas Hirschhorn

Ouvert samedi devant la gare de Bienne, le village sur palettes de l'artiste a subi avec succès son premier test avec les intempéries en invité surprise.

De bien légers logos

Taillés dans le Sagex et soufflés samedi par le vent, Omega, Rolex et Swatch ne sont pas sponsors de la «Robert Walser-Sculpture». Thomas Hirschhorn s'est approprié les logos de ces marques horlogères en les considérant comme des signes distinctifs qui caractérisent Bienne à l'étranger.

À quoi s'expose l'artiste? «L'intégration d'un logo dans une œuvre d'art est un honneur, tant que le propriétaire du logo le considère, ou non, comme un honneur», répond Swatch Group. Avec cette précision, partagée par Rolex: «Dans tous les cas, nous recommandons à l'artiste de contacter le propriétaire du logo à l'avance». Une démarche qui n'a pas été entreprise pour des objets de Sagex qui n'ont pas une apparence officielle, dans l'idée que les marques mentionnées bénéficient d'une publicité gratuite.

Contrairement à la mention «Emirates» affichée puis retirée au festival «Vibez» qui s'est déroulé à Bienne du 6 au 8 juin, la présence d «Omega», «Rolex» et «Swatch» n'est pas associée à un prétendu sponsoring.

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Ouverte au public samedi à 10 heures devant la gare de Bienne, la «Robert Walser-Sculpture» construite pendant deux mois par l'artiste suisse Thomas Hirschhorn et son équipe a subi son premier test grandeur nature à 18h30: son village en palettes a bien résisté à une violente tempête. Sauf ses logos horlogers en Sagex, des leurres balayés par le vent.

Tout allait bien jusqu'à 18h30, avec des visiteurs séduits par les lectures, les activités et les spectacles proposés par des contributeurs biennois et, à l'extérieur, des détracteurs remontés contre la structure réalisée sur mandat de la 13e édition de l'Exposition suisse de sculpture. Tout d'un coup, sous un ciel d'un gris toujours plus sombre, du polystyrène expansé a voltigé jusque sur la route, hors de la plateforme.

«Et s'il pleut?»

Avant la tempête, le compositeur Urs Peter Schneider s'est produit sous le regard du maître de cérémonie. L'écrivain Jean-Pierre Rochat s'est préparé à lire un texte inédit et manuscrit: «La lecture héroïque», qui débute ainsi: «Et s'il pleut? avais-je demandé à la responsable, ça fait rien, s'il pleut, m'avait-elle répondu, la pluie est un personnage en soi».

Lu à 17h30, le premier texte de Jean-Pierre Rochat était prémonitoire: «Et s'il ne reste que trois auditeurs sous un parapluie?», a demandé l'écrivain à la responsable. Réponse, avec les mots de l'auteur: «Vous continuez», a-t-elle conseillé, en évoquant une «expérience unique».

Pluie diluvienne

Unique... dès le premier jour déjà, avec une pluie diluvienne. Compacte, la structure en palettes s'est révélée solide, mais pas toujours imperméable pour tous les livres qu'elle contient, selon l'orientation des accès des différents modules.

Tandis qu'une troupe de théâtre était déplacée dans un conteneur utilisé comme atelier, Thomas Hirschhorn a saisi un mégaphone tel un capitaine de navire pour envoyer le public dans le hall de la gare, tandis que hurlait la sirène de la «Robert Walser-Sculpture».

Coups de balai

Son équipage a écopé les pataugeoires, l'un en évacuant l'eau à coups de balai, l'autre en perçant des trous dans le sol. Dans le module de l'institut Robert Walser, il y avait 5 cm d'eau.

La plate-forme qui rend hommage à l'écrivain biennois Robert Walser est faite pour durer jusqu’au 8 septembre. Elle est accessible gratuitement tous les jours de 10h à 22h.

Le prochain test naturel est prévu pour mercredi; la canicule pourrait en effet être le prochain invité surprise.

Créé: 16.06.2019, 10h15

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