Vendredi 21 septembre 2018 | Dernière mise à jour 20:55

Santé Nos primes maladie vont augmenter de 4% en 2019

L'assurance de base pour 2019 va grimper d'environ 4%, d'après les calculs de comparis.ch.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. Image: Keystone

Pessimisme

Les Suisses n'attendent plus de baisse des coûts de la santé et moins d'un sur cinq espère encore une stabilisation, selon le Moniteur de la santé 2018 réalisé par gfs.bern. Face à ces coûts élevés, ils veulent conserver des prestations de qualité.

«Fondamentalement, on a conscience de débourser beaucoup d’argent et on s’attend en conséquence à ce que les caisses-maladie couvrent un vaste éventail de prestations», relève mardi le Moniteur de la santé. L'importance donnée aux prestations par rapport aux coûts est donc en nette augmentation par rapport à 2017.

Ainsi, 95 pour cent (+14 points) des sondés pensent que la qualité des prestations - et 87 pour cent (+11) que leur quantité - est plus importante que leur prix. Les préférences au sujet de la couverture des risques ont atteint un nouveau record. «Une claire majorité de 76 pour cent (+22) souhaite que les caisses-maladie prennent en charge plus de prestations et offrent une couverture aussi complète que possible», souligne l'enquête.

Le Moniteur de la santé est réalisé depuis 1996 une fois par an par gfs.bern sur mandat d’Interpharma. Entre le 5 et le 24 mars, 1200 électeurs de toute la Suisse ont été interrogés.

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Le comparateur en ligne estime que nos primes maladie vont augmenter d'environ 4% encore en 2019. Comparis.ch invoque le volume consommé en termes de prestations médicales, plutôt que les prix, comme principale cause de cette progression.

Les données de facturation d'assurance maladie de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) donnent l'impression que la hausse des coûts est enfin sous contrôle, écrit comparis.ch dans un communiqué. Il faut cependant compter avec des retards de facturation de la part des cabinets médicaux et des hôpitaux, qui ne maîtrisent pas encore les adaptations du Conseil fédéral sur la tarification Tarmed.

Felix Schneuwly, expert chez comparis, craint en outre qu'à long terme, les baisses de tarif ne soient en grande partie contournées, comme lors de la première correction de Tarmed en 2014. «La jungle Tarmed a laissé suffisamment de marge de manœuvre aux médecins et hôpitaux pour tirer profit des positions tarifaires intéressantes et éviter les autres plus défavorables lors de la facturation», dit-il.

Moins d'économies que de dépenses

Par ailleurs, l'expert pointe un autre effet manqué dans la réduction des coûts qui s'observe pour les médicaments: malgré les baisses de prix de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), le montant économisé est chaque année nettement inférieur aux sommes dépensées. L'augmentation constante du volume des prestations médicales en est la principale cause, selon lui.

La surveillance des coûts de l'OFSP dans le domaine de l'assurance maladie obligatoire suggère que les prestations brutes par assuré ont reculé au total de 4,5% au premier trimestre par rapport à la même période de l'an dernier. Puisqu'il estime que ces données sont biaisées, comparis.ch a fondé son calcul de primes sur la hausse moyenne des coûts de la santé observée au cours des dernières années. (ats/nxp)

Créé: 19.06.2018, 07h07

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