Vendredi 19 avril 2019 | Dernière mise à jour 12:08

Kidnapping Par crainte de leur ex, ils font ficher leurs enfants

De plus en plus de parents font inscrire leurs enfants dans le système de recherches informatisées de police, craignant que leur ex ne les enlève à l'étranger.

Photo d'illustration

Photo d'illustration Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La semaine dernière, deux fillettes kidnappées il y a plus de 4 ans par leur père et emmenées en Egypte ont enfin rejoint leur domicile à Interlaken (BE).

En Suisse, la peur d'un tel enlèvement semble gagner du terrain. Car un nombre grandissant de personnes font inscrire leurs enfants de manière préventive dans le système de recherches informatisées de police (RIPOL). Contactée par l'«Aargauer Zeitung», l'Office fédéral de la police (Fedpol) confirme que 283 personnes ont été ajoutées à la banque de données l'an dernier. Un record absolu. A titre comparatif: en 2017, 183 nouvelles personnes y avaient été ajoutées. Cet instrument de prévention existe depuis 2010.

«Une protection suffisante»

C'est soit un tribunal soit l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) qui décide qui est inscrit dans ce système. Pour cela, il doit notamment y avoir un risque d'enlèvement ou des menaces proférées par l'un des parents. Selon Patrick Fassbind, de l'APEA de Bâle-Ville, les inscriptions dans RIPOL constituent de manière générale «une protection suffisante». «Nous n'avons encore jamais eu d'enlèvements après une inscription au système informatique.» Les autorités fédérales n'ont pas été en mesure de dire combien d'enlèvements sont évités chaque année grâce à RIPOL.

Son fonctionnement est simple: lorsqu'une personne souhaite quitter l'espace Schengen par voie aérienne avec un enfant figurant dans le registre, un message d'alerte s'affiche sur les ordinateurs des employés de l'aéroport. En revanche, la personne en question peut se rendre dans un autre pays Schengen sans que l'alerte soit donnée. Une inscription au registre s'annule automatiquement après un an. Elle peut être prolongée d'une année supplémentaire.

68 procédures en vue de retour

Au total, une centaine de pays ont signé la convention de La Haye sur l'enlèvement international d'enfants. Lorsqu'un enfant est enlevé dans l'un de ces Etats membres, le parent souhaitant récupérer son petit peut demander l'ouverture d'une procédure en vue de retour. L'an dernier, 68 demandes du genre ont été déposées. Les chances de réussite sont relativement grandes pour les Etats membres, mais très compliquées voire nulles pour les autres pays n'ayant pas signé la convention.

Selon l'«Aargauer Zeitung», près de 100 enfants sont emmenés chaque année à l'étranger par leurs propres parents. (Le Matin)

Créé: 21.03.2019, 08h31

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters