Lundi 20 août 2018 | Dernière mise à jour 10:54

Entraînement Patrouille des glaciers: Plus possible de reculer!

À J–1 du départ, notre forme laisse un peu à désirer. Mais il est heureusement trop tard pour reculer. Récit entre excitation et appréhension.

Au coeur de l'exploit

Une équipe du «Matin» va vivre la PdG de l’intérieur, coachée par les meilleurs spécialistes de ski-alpinisme.

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La Patrouille des Glaciers (PdG), mouture 2018, approche. Le moral est bon mais la forme un peu moins. L’excitation monte et l’appréhension avec car, à la veille du départ, nous devons admettre qu’aucun de nous n’a pu se soumettre à un entraînement totalement à la hauteur du défi attendant nos cuisses et nos palpitants!

Les 53 km menant de Zermatt et Verbier représentent 110 km-efforts (lire encadré) et 4000 m de dénivelé, ce qui revient à monter de la mer jusqu’au sommet du Weissmies. Franchir la ligne était notre modeste objectif de départ. Aujourd’hui, il semble presque ambitieux! D’autant que cinq barrières horaires éliminatoires se dresseront sur ce long chemin…

Préparation en piscine

Les spécialistes avancent le chiffre de 100 000 m de dénivelés positifs comme étant idéal à accumuler pour aborder un tel effort. Mes coéquipiers et moi en sommes loin, mais nous espérons que notre bonne endurance de base alliée à un mental de fer «fera le job».

Depuis début 2018, je me suis entraîné 40 fois. À skis mais aussi à vélo, en courant dans la forêt et en piscine, «ce qui n’est probablement par la manière la plus orthodoxe de procéder», me fait fort justement remarquer un ami. Au final, j’affiche 80 heures d’effort, 520 km et 24 000 m de dénivelé. Mes camarades, de leur côté, ont aligné l’équivalent.

Nicolas travaillait les samedis et devait jongler avec la garde de ses enfants puis avec deux côtes cassées! Quant à Tim, le prof de sport, il encadrait certes chaque week-end les expéditions en montagne de ses élèves d’Aiglon Collège mais à un rythme sans commune mesure avec les 650 m/h que nous devrons tenir sur la course. De mon côté, entre le travail et une vie de famille naturellement axée sur ma petite fille en bas âge, j’ai eu grand mal à dégager du temps pour les indispensables longues sorties à skis.

Cette frustration fut l’occasion de constater ce fait connu des initiés et heureusement sans conséquence en ce qui nous concerne: la PdG génère parfois des tensions dans les couples. Les sports d’endurance ont facilement tendance à se montrer addictifs. Et lorsque la discipline sportive en question devient une véritable maîtresse, la conjointe délaissée a tôt fait d’essayer de ramener son homme à de meilleurs sentiments.

Et une fois les endorphines retombées, la chute est parfois douloureuse… La chose se solderait même parfois par un divorce.

Autre hic: manque de temps et éloignement géographique les uns des autres obligent, nous avons fait quasi complètement l’impasse sur les entraînements communs. Nous en affichons piteusement cinq, ce qui est loin d’être assez pour maîtriser les descentes encordées de nuit. Beaucoup de participants contournent cet obstacle en s’entraînant sur piste à la lueur de leur lampe frontale (photo principale) au grand dam des conducteurs de dameuse et de leurs câbles tendus rendus dangereux par la nuit. Nous avons usé de ce subterfuge, rendant les entraînements oniriques, mais trop peu.

Nœud gordien tranché

Fin mars, la reconnaissance de la seconde moitié du parcours nous a permis de mesurer l’ampleur du défi. Nous l’avons bouclé ravis mais un peu fatigués. De là, un dilemme se posait à nous: choisir coûte que coûte de s’aligner sur le grand parcours, le seul réel à nos yeux, ou de nous rabattre sur le petit, comme nous le permettait l’organisation. Après d’âpres discussions, nous tranchions ce nœud gordien en optant pour la déraison du grand parcours.

Le spectaculaire regain de forme constaté sur le très exigeant «Super Trophée du Muveran», le 8 avril, semble indiquer que l’espoir nous est permis. Mercredi, nous verrons si ce choix était le bon… En attendant si vous nous voyez passer, dopez-nous d’un «Go Lolo Nico Tim», du nom de notre patrouille. Vous y gagnerez un sourire ou un soupir. Notre dossard est le 239 si jamais… (Le Matin)

Créé: 16.04.2018, 07h26

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