Lundi 18 mars 2019 | Dernière mise à jour 20:56

Berne Rebecca Ruiz: «Je suis atterrée par le climat de cette campagne»

La candidate vaudoise mène de front sa candidature et son mandat à Berne. Une façon de garder la tête froide, malgré les attaques continuelles de ces derniers mois.

Pour ses trois dernières semaines de campagne avant le premier tour, Rebecca Ruiz est à Berne, mais elle est souvent en contact avec Lausanne où l'actualité ne manque pas ces derniers jours.

Pour ses trois dernières semaines de campagne avant le premier tour, Rebecca Ruiz est à Berne, mais elle est souvent en contact avec Lausanne où l'actualité ne manque pas ces derniers jours. Image: Alessandro Della Valle/Keystone

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A quelques jours du premier tour de l'élection complémentaire vaudoise, la conseillère nationale Rebecca Ruiz (PS/VD) poursuit son mandat dans les travées du Parlement pour la session de printemps, peut-être sa dernière ici. On la sent préoccupée, concentrée, mais nullement déstabilisée par les attaques qui lui tombent dessus du côté de Lausanne. Elle ne donnera pas cette chance à ses adversaires.

Un «geste politique»

Entre deux votes, elle doit gérer l'écho donné à la plainte déposée lundi contre elle sur la qualification d'un mandat effectué en 2013 pour le Département d'Anne-Catherine Lyon. Voilà que cette manœuvre bruyante crée une interférence avec la justice dans la dernière ligne droite: «C'est clairement un geste politique à une semaine du premier tour». Sur le fond, elle estime qu'elle n'a rien à se reprocher: «Mais je suis atterrée par le climat de cette campagne. Tout ce que j'espère, c'est qu'il change pour le deuxième tour. Autrement, je suis heureuse dans mes contacts sur le terrain avec les gens, où le retour est très stimulant».

«Pas digne du canton de Vaud»

Son collègue, et néanmoins adversaire dans cette élection, Frédéric Borloz (PLR/VD), estime que cette plainte ne change rien: «C'est le genre de chose qui peut avoir une influence dans un sens comme dans l'autre, qui peut la dévaloriser ou la victimiser. Je déplore aussi le climat de cette campagne, qui n'est pas digne du canton de Vaud. Il y a peu de débat sur le fond et beaucoup d'attaques personnelles. C'est pourtant une configuration que l'on connaît et qui mériterait une campagne plus respectueuse».

«Magouilles lausannoises»

Pour Michael Buffat (UDC/VD) non plus, cette plainte ne change pas grand chose: «Les gens ont déjà voté et il n'y a pas de faits nouveaux. Cela permettra peut-être au PS de se victimiser encore plus». Et d'ajouter: «Au départ le PS pensait à un simple formalité dans cette élection, mais les petites magouilles lausannoises lui sautent finalement à la figure.» Dit autrement, Frédéric Borloz évoque, lui, «une lassitude plus importante aujourd'hui envers cette majorité de gauche dans le canton».

«On crée de la haine»

«On a jamais dit que ce serait facile de gagner, rétorque Ada Marra (PS/VD), mais on ne s'attendait pas à autant d'attaques personnelles. En gardant la tête froide, Rebecca Ruiz montre qu'elle a toutes les qualités pour le poste». Ce climat, Samuel Bendahan (PS/VD) a de la peine à le supporter: «On crée de la haine contre des gens qui s'engagent, plutôt que débattre sur le fond. Cette culture politique propre à l'UDC a tendance à s'étendre et c'est inquiétant».

Statu quo ?

Toute cette agitation crée-t-elle les conditions pour que le Gouvernement vaudois bascule à droite? Le pronostiqueur Daniel Brélaz (Verts/VD) estime plus «probable» qu'improbable que la gauche conserve sa majorité: «Mais évidemment on ne peut pas être sûr à 100%. Cela dépend beaucoup de la mobilisation. En 2017, plus de 6000 voix séparaient Cesla Amarelle de Jacques Nicolet. En deux ans, je ne vois pas un changement aussi important qui ferait bouger ce rapport de force.»

En tout cas pas une plainte de dernière minute. (Le Matin)

Créé: 13.03.2019, 19h55

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