Mercredi 14 novembre 2018 | Dernière mise à jour 12:56

Président du National Stéphane Rossini, la politique chevillée au cœur

Stéphane Rossini et la politique, c'est une histoire qui dure depuis plus de 30 ans. Portrait du socialiste valaisan de 51 ans qui accède ce lundi à la présidence du Conseil national.

Le 24 novembre prochain, à 51 ans, Stéphane Rossini accédera au perchoir du Conseil national. «Un honneur mais aussi une responsabilité importante», souligne-t-il.

Le 24 novembre prochain, à 51 ans, Stéphane Rossini accédera au perchoir du Conseil national. «Un honneur mais aussi une responsabilité importante», souligne-t-il. Image: ARCHIVES/Keystone

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Stéphane Rossini qui accède ce lundi 24 novembre à la présidence du Conseil national. Un point d'orgue dans la carrière du socialiste valaisan qui achèvera ainsi seize ans de combats politiques à Berne. Valeur sûre du PS, il pourrait bien rebondir à l'exécutif de son canton en 2017.

Stéphane Rossini et la politique, c'est une histoire qui dure depuis plus de 30 ans. Au fil du temps, le socialiste a même fini par s'y consacrer entièrement, reléguant l'enseignement universitaire et ses travaux de recherche au second plan.

A 51 ans, le Valaisan accède au perchoir du Conseil national. «Un honneur mais aussi une responsabilité importante», relève-t-il.

L'homme se réjouit particulièrement de «faire vivre la démocratie suisse» lors des nombreuses tâches et représentations qui l'attendent en Suisse et à l'étranger. Certains rendez-vous auront une saveur particulière, comme le World Economic Forum (WEF) à Davos, qui n'a habituellement guère sa place dans le cœur d'un véritable homme de gauche comme Stéphane Rossini.

Pas un président transparent

Libre de toute contrainte électorale, puisqu'il termine en 2015 sa quatrième et dernière législature au Conseil national, Stéphane Rossini compte bien profiter pleinement de son année présidentielle. «Je ne serai pas un président transparent», promet-il.

Il n'hésitera pas à prendre position lors de ses discours d'ouverture et de clôture de sessions. Les thèmes de la cohésion sociale et de l'ouverture au monde auront une place de choix dans les diverses prises de paroles qui émailleront son mandat, précise-t-il.

Directeur d'une fanfare PDC

La politique et le parti socialiste sont indissociables de la famille Rossini. Dès 1965 et durant huit ans, le père du jeune Stéphane bataille dur comme conseiller communal socialiste dans le très conservateur village de Nendaz.

La soif de justice, d'équité, la volonté de changer les choses ne quitteront plus le futur politicien. Il suit le collège de St-Maurice, milite aux Jeunesses socialistes et écrit dans l'hebdomadaire de gauche le «Peuple valaisan».

En 1988, il décroche sa licence en sciences politiques à l'université de Lausanne. Pour payer une partie de ses études, il n'hésite pas à diriger la fanfare PDC du village. «J'en ai gardé des copains pour qui mon seul défaut est d'être socialiste», s'amuse-t-il.

Mieux que le PDC Cina

En 1993, Stéphane Rossini entre au Grand Conseil valaisan. Il s'y sent à l'étroit: «Même les meilleures idées avaient de la peine à passer si elles ne provenaient pas du camp PDC».

En 1999, il est élu au Conseil national avec 15'000 suffrages. Quatre ans plus tard, il engrange plus de 27'000 voix, soit presque 3000 de plus que le PDC Jean-Michel Cina.

En 2007, il en récolte 22'800 environ. Enfin en 2011, pour sa dernière législature, les Valaisans lui renouvellent leur confiance en lui accordant plus de 28'300 suffrages.

Dr ès sciences sociales

Sous la Coupole, Stéphane Rossini est considéré par ses pairs comme un politicien «compétent, sérieux et fin connaisseur des assurances sociales». Il préside la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique et est membre notamment de la Commission de gestion.

Mais l'AVS, les assurances maladie et invalidité, la prévoyance professionnelle et la politique familiale restent au coeur de son action. Une «spécialisation» perçue comme un désavantage par certains observateurs qui aimeraient aussi entendre ce docteur ès sciences sociales sur des thèmes comme l'immigration ou la politique étrangère.

On en a eu l'occasion l'espace de quelques semaines il y a trois ans. En novembre 2011, Stéphane Rossini était en effet appelé à se dévoiler davantage, car il avait posé sa candidature à la succession de Micheline Calmy-Rey au Conseil fédéral. Le Valaisan devait toutefois s'incliner devant Pierre-Yves Maillard et Alain Berset, que le groupe socialiste décidait de placer sur son ticket.

Montagne, musique et chasse

Le parlementaire valaisan Mathias Reynard estime que le costume de président du Conseil national siéra parfaitement à son collègue de parti: «Stéphane est très respecté et écouté. Il prend la politique très au sérieux».

«Posé, travailleur, engagé, pas partisan des envolées lyriques, il serait idéal au Conseil d'Etat valaisan», poursuit le benjamin des Chambres fédérales. Stéphane Rossini ne cache pas son intérêt pour l'exécutif cantonal.

Mais d'ici 2017, ce père de deux enfants établi à Haute-Nendaz pourra encore gravir quelques sommets, jouer du bugle ou partir à la chasse. Une activité qui exige «sens de l'observation, de l'analyse, stratégie d'approche puis décision ultime...», peut-on lire sur son site internet. (ats/nxp)

Créé: 24.11.2014, 09h20

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