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Pratique Un Suisse lance l'Uber des livraisons

Une nouvelle plate-forme permet aux particuliers de recourir à des transporteurs professionnels pour acheminer des marchandises volumineuses à bon marché.

Gilles Scheidegger (45 ans) a ouvert la plate-forme Eco-roading.ch 
pour optimiser les chargements des routiers.

Gilles Scheidegger (45 ans) a ouvert la plate-forme Eco-roading.ch pour optimiser les chargements des routiers. Image: Sébastien Anex

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Un vélo acheté loin de chez soi, un chien envoyé chez un parent, des meubles à déménager: «Toutes les marchandises sont concernées par ma plate-forme de transport, sauf les simples colis, laissés à DHL ou à DPD», explique le transporteur neuchâtelois Gilles Scheidegger (45 ans).

Une question de bon sens

Le créateur du site Eco-roading.ch a-t-il appliqué le principe Uber aux marchandises? «En partie, tranche-t-il. Les annonceurs sont des privés, mais les transporteurs sont tous des professionnels.» Faire transporter une marchandise par des amateurs aurait posé des problèmes d’assurances.

La plate-forme de Gilles Scheidegger répond à du bon sens: acheminer une marchandise par camion, c’est rentable, mais rentrer à vide, c’est coûteux. Devant ce constat, le transporteur a réfléchi à la façon de mettre en contact les camionneurs qui rentrent à vide et ceux qui ont une marchandise à charger sur leur chemin du retour. Avec un gain de 10 francs par transaction et un prélèvement de 12% sur le tarif du chauffeur, Gilles Scheidegger parvient à couvrir ses frais, sans plus. Sa plate-forme n’est pas un gagne-pain. «Charger les camions qui rentrent à vide à un tarif préférentiel, c’est une démarche écologique», soutient-il.

Optimiser les chargements, c’est une idée qui lui est venue en organisant des transports de matériaux à Neuchâtel. «Au bout de dix téléphones, j’obtenais un camion arrivé vide de Lausanne. Quel gaspillage!» rapporte-t-il.

L’idée fait son chemin

Sur sa plate-forme, un annonceur indique la nature de la marchandise à transporter, les lieux et les dates. Un routier peut alors proposer ses services. «Lorsqu’un annonceur accepte une proposition, la transaction est payée sur le site, qui se charge de verser le salaire du transporteur après réception de la marchandise», précise Gilles Scheidegger, déterminé à ne pas favoriser le travail au noir. Et de poursuivre son plaidoyer: «Le contact humain n’est pas absent de la plate-forme. Les partenaires sont censés se téléphoner pour régler les détails du chargement et du déchargement.» Il s’agit par exemple de s’assurer si un arbre limite un accès ou s’il faut prévoir une plaque élévatrice.

Son idée séduit jusqu’à l’Association suisse des transports, la liberté de commerce étant garantie. «Ma plate-forme ne va pas révolutionner le secteur, mais si elle remplit des camions vides, l’essai sera transformé», conclut Gille Scheidegger.

Créé: 23.05.2018, 14h33

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