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Innovation Un fauteuil roulant qui se rit des escaliers

Le Musée national suisse a présenté une chaise roulante révolutionnaire. Le prototype a été développé par étudiants de l'EPFZ et de l'école d'art de Zurich.

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Des visiteurs du Musée national suisse à Zurich ont fait office de cobayes pendant quelques instants dimanche: ils ont pu tester un fauteuil roulant qui monte et descend automatiquement les escaliers. Le prototype a été salué, malgré quelques petites critiques.

L'un des volontaires, lui-même circulant au quotidien en chaise roulante, a estimé l'expérience «intéressante», mais a évoqué une seconde de frayeur au moment de descendre les marches. Passer l'obstacle d'un escalier a aussi été un sentiment «très étrange».

Le prototype, qui devait gravir et descendre 12 marches, a été conçu par Beni Winter et des étudiants de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ainsi que de l'Ecole d'arts appliqués. Comme prévu, ses chenilles en caoutchouc ont permis à l'engin de surmonter l'obstacle sans encombre. Au sommet et au fond des escaliers, les chenilles sont rangées et les roues prennent à nouveau le relais.

Le fauteuil roulant est guidé au moyen d'un joystick et d'une application portable. Toutefois, aucune chance de s'en sortir sans instructions, a relevé un volontaire. Un autre a pointé l'important poids de l'engin (95 kg) et sa vitesse réduite (5 km/h). Il serait aussi pratique de pouvoir entrer ou sortir d'un véhicule avec lui.

Quotidien plus facile

Cette invention serait toutefois très utile au quotidien, selon les différents sujets de l'expérience. «Les problèmes seront résolus l'un après l'autre», a promis M. Winter devant les médias dimanche.

Dimanche prochain, une seconde journée-test aura lieu au Musée national suisse. Un modèle devrait être élaboré pour l'été sur la base des résultats. Le fauteuil roulant devrait pouvoir être commercialisé fin 2019. Les recherches autour du prototype ont commencé en 2014. M. Winter a entre-temps fondé la start-up Scewo, dont le but est d'améliorer le quotidien des personnes en chaise roulante.

Pour le Musée national suisse, coopérer avec la start-up est l'occasion de s'engager pour l'accessibilité du musée aux personnes handicapées et de soutenir la recherche, a indiqué le directeur de l'établissement Andreas Spillmann. Selon lui, peu importe au final les 30'000 francs que coûte un fauteuil roulant Scewo. Les mesures architecturales sont encore plus chères, si elles sont possibles. (ats/nxp)

Créé: 07.01.2018, 16h16

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