Mardi 26 mars 2019 | Dernière mise à jour 08:43

Suisse Va-t-on payer moins cher les magazines étrangers?

Le Conseil des Etats s'empare lundi de la question du tarif des revues étrangères. Sa commission propose de rejeter la motion du National.

Les magazines français coûtent 79% plus cher en Suisse qu'en France, ceux édités en Allemagne 74% de plus.

Les magazines français coûtent 79% plus cher en Suisse qu'en France, ceux édités en Allemagne 74% de plus. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Selon une enquête du Surveillant des prix, les magazines français coûtent 79% plus cher en Suisse qu'en France, ceux édités en Allemagne 74% de plus et ceux provenant d'Italie 158% de plus. Cela va peut-être changer. En effet, le National a adopté il y a un an une motion demandant au Conseil fédéral des solutions pour faire baisser durablement le prix des journaux édités à l'étranger. Ceci en collaboration avec la Commission de la concurrence et le Surveillant des prix. C'est au tour du Conseil des Etats de se prononcer lundi.

Mais pour l'instant, sa commission de l'économie n'y est pas du tout favorable. Introduire un instrument pour remédier à la cherté des magazines étrangers en Suisse reviendrait à réglementer le prix des revues, estime-t-elle. Elle a donc rejeté par 10 voix contre 3, la motion du National.

Pour la majorité de la commission, cette requête est problématique dans un système libéral. Le système actuel permet aux kiosques de retourner les revues non vendues, ce qui favorise une offre diversifiée dans l'ensemble de la Suisse. La minorité a pour sa part estimé que les différences de prix étaient si élevées qu'on ne pouvait pas invoquer la différence de coûts pour l'expliquer. Cet argument «exploite de manière abusive le pouvoir d'achat du consommateur suisse», selon elle.

Le Conseil fédéral lui aussi s'était prononcé contre la motion du National. Johann Schneider-Ammann avait en effet estimé en mars 2018 qu'elle était trop ambitieuse. «Les éditeurs fixent le prix de vente final et assument le risque économique lié à la vente. De plus, aucune infraction au droit en vigueur n'a été constatée à ce jour», avait-il argumenté. C'est dorénavant Guy Parmelin qui répondra du dossier devant les sénateurs.

A noter que la motion du National est issue d'une initiative parlementaire déposée en 2016 par Dominique de Buman (PDC/FR). (nxp)

Créé: 11.03.2019, 07h38

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.