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Suisse Les ados préfèrent s'informer sur le Web

Un rapport de la Haute-Ecole pour les sciences appliquées de Zurich et de Swisscom montre que deux tiers des 12-19 ans en Suisse se disent intéressés par l'actualité du monde.

Selon l'enquête, 40% des jeunes interrogés estiment avoir déjà été confrontés à une information qui s'est avérée fausse a posteriori.

Selon l'enquête, 40% des jeunes interrogés estiment avoir déjà été confrontés à une information qui s'est avérée fausse a posteriori. Image: Photo d'illustration/Keystone

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Les ados consomment l'info sur le Web, mais ils font avant tout confiance aux médias traditionnels: telle est la conclusion paradoxale d'un rapport sur la consommation des médias qui révèle que deux ados sur cinq disent avoir déjà été victimes de mésinformation.

Le rapport Jamesfocus de la Haute-Ecole pour les sciences appliquées de Zurich et de Swisscom montre que deux tiers des 12-19 ans en Suisse se disent intéressés par l'actualité du monde. Ils sont 57% à juger important de se tenir informés de l'actualité quotidienne. Mais c'est via Facebook ou Instagram qu'ils se renseignent, davantage que par les médias traditionnels.

Pour cette tranche d'âge, les domaines les plus importants sont la musique (67%), l'actualité (66%), le sport (55%) ou le people (48%). Seul un tiers des jeunes interrogés disent en revanche avoir de l'intérêt pour la politique internationale et un cinquième pour la politique suisse.

Se méfier de la gratuité

Selon l'enquête, 40% des jeunes interrogés estiment avoir déjà été confrontés à une information qui s'est avérée fausse a posteriori. D'où l'importance de pouvoir les identifier tout de suite, soulignent les auteurs de l'étude. Et ces derniers de relever le rôle des parents et de l'école dans la transmission des outils et des méthodes permettant aux ados de trier le vrai du faux.

Il s'agit aussi de leur faire prendre conscience que la vérification de l'information demande un travail intensif et professionnel qui ne peut être garanti que si les consommateurs paient. Il faut se méfier de la gratuité de l'information.

Les jeunes semblent en avoir conscience puisque, même si une part croissante d'entre eux les néglige, c'est dans les médias traditionnels qu'ils accordent la plus grande confiance. Et de nommer d'abord la télévision, suivie des journaux.

Seul un tiers des 12-19 ans juge crédibles la plupart des informations sur le Web. Les deux autres tiers sont conscients qu'il ne faut en croire que moins de la moitié. (ats/nxp)

Créé: 11.04.2019, 08h36

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