Dimanche 16 décembre 2018 | Dernière mise à jour 03:45

Suisse Agroscope: tir de barrage parlementaire

Une dizaine d'interpellations de tout bord politique ont atterri sur le bureau du Conseil fédéral autour de la restructuration de l'institut de recherche.

Le gouvernement souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation.

Le gouvernement souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation. Image: Keystone

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L'avenir de l'institut de recherche Agroscope inquiète les parlementaires fédéraux. Le Conseil fédéral a dû répondre cette semaine à une dizaine d'interpellations de tout bord politique visant à éviter un démantèlement de l'institution fédérale.

Il n'est pas certain que ses arguments, publiés jeudi, suffiront à rassurer et convaincre le Conseil des Etats de refuser une motion de Géraldine Savary (PS/VD) soutenue par des collèges de tous les partis. Le texte exige que la loi sur l'agriculture ne stipule plus que la Confédération «peut gérer» des stations de recherches agronomiques, mais qu'elle «gère» de telles stations.

Le Conseil fédéral ne pourrait ainsi pas concentrer toutes les stations en un seul et unique endroit. Une motion du conseiller national Pierre-André Page (UDC/FR) va dans le même sens en invitant le gouvernement à tout faire pour maintenir les unités décentralisées qui ont fait leurs preuves.

Le gouvernement souhaite en effet centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation et couper dans les frais d'exploitation. L'institution pourrait perdre 20% de son budget, soit 40 millions de francs.

Synergies

L'objectif est de centraliser les activités qui ne sont pas directement liées à un site particulier afin de tirer parti des synergies. Mais certaines petites stations d'essais seront maintenues dans les différentes régions linguistiques.

L'institution ne sera ainsi pas affaiblie, assure le gouvernement en réponse à une interpellation du conseiller national Werner Salzmann (UDC/BE). Le programme de recherche 2018/2021 d'Agroscope sera appliqué comme prévu. Le projet de construction du site de Posieux aussi, dit-il au conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR).

Minimum de licenciements

Du fait du regroupement prévu à Posieux, il est probable que 400 à 500 personnes devront déménager ou faire le trajet. Impossible pour le gouvernement de chiffrer encore les suppressions de postes.

Les réductions dépendront de différents facteurs dont le futur portefeuille de tâches et le renforcement des coopérations scientifiques. Comme la réforme sera mise en oeuvre sur dix ans, l'exécutif compte sur les fluctuations naturelles et estime possible de contenir au minimum le nombre de licenciements.

Les milieux paysans s'étaient dits stupéfaits des plans du Conseil fédéral lorsque ceux-ci ont été ébruités en mars. Un comité de projet externe a été constitué en avril au sein de l'organisation de projet «Avenir d'Agroscope». Il regroupe des représentants des cantons, des scientifiques et des agriculteurs concernés, rassure le gouvernement.

Le Conseil fédéral répète qu'il tranchera cet été sur la suite de la procédure. En attendant, nul besoin de légiférer ou de stopper l'exercice comme l'exige le conseiller national Jacques Nicolet (UDC/VD). Le Parlement aura son mot à dire dans le cadre des messages de constructions, précise le gouvernement à Maya Graf (Verts/BL) et la politique régionale n'est pas remise en cause, assure-t-il à Viola Amherd (PDC/VS). (ats/nxp)

Créé: 17.05.2018, 15h20

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