Mercredi 13 novembre 2019 | Dernière mise à jour 18:58

Témoignage «Cet album m’aidera à vivre»

Elle a assisté aux obsèques de Johnny le 9 décembre dernier à l’église de la Madeleine. Pour Elisabeth Harsch (60 ans) de La Neuveville (BE), «Mon pays c’est l’amour» est un réconfort.

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Des larmes, elle en versé depuis la mort de Johnny le 6 décembre, une date effacée sur son calendrier. Son emploi d'infirmière assistante n'a pas permis à Elisabeth Harsch d'acheter son album posthume en magasin: c’est à la pause midi que cette fan absolue a découvert chez elle les CD commandés. Pas un mais trois: un pour l’écoute, un comme relique et le troisième pour son frère.

Alors? «Sa voix et parfaite», dit-elle les mains tremblantes, après avoir glissé le CD dans la fente. Cinq titres étaient déjà parvenus à ses oreilles dès minuit: Elisabeth est restée longtemps scotchée devant sa TV. Pour l’événement, elle s’est habillée «comme pour un concert», confie-t-elle dans son T-shirt acheté récemment à Paris.

Sentiment partagé

Sur son smartphone, les messages affluent depuis ce matin: «Je dévore et je pleure», lui écrit une fan. Sentiment partagé. À la TV, Line Renaud déclare que «j’avais tout à coup l’impression de le voir arriver». Des mots qu’Elisabeth fait siens.

Johnny, c’est son histoire d’amour qu’aucun homme ne brouille depuis huit ans. Avec deux copines, elle s’envolera le 19 janvier prochain pour se rendre sur sa tombe à Saint-Barth, avec un petit cadeau, peut-être un pendentif irlandais sur l’amour ou l’amitié. «Je lui en ai toujours apporté, comme ce marsupilami en peluche qu’il a saisi sur scène à Neuchâtel», dit-elle.

Par centaines

Des concerts par centaines l’ont rendue familière dans l’entourage du rocker. De ses musiciens et de ses bodygards, mais aussi de Laeticia, qu’elle a rencontré plusieurs fois et qu’elle défend becs et ongles: «Elle a prolongé sa vie», résume la fan de La Neuveville.

Sur son smartphone, Elisabeth gare précieusement une photo de Johnny pousse levé sur la scène de Paris Bercy: «Ce salut s’adressait à moi: Johnny reconnaissait mes banderoles tracées en rouge: «Johnny pour la vie», «Grâce à toi j’ai toujours... 20 ans!» et surtout, «Merci à l’homme qui ne m’a jamais déçue».

Billet encadré

Elisabeth était de toutes les tournées, y compris la dernière, celle des «Vieilles Canailles», qu’elle regrette de n’avoir vu que cinq fois. Le billet du dernier concert, elle l’a encadré. Johnny, elle l’a dans la peau, avec un «Que je t’aime» tatoué sur un avant bras, sous les premières notes de la chansons.

Encore en deuil, Elisabeth se déclare «heureuse et de bonne humeur», même avec ses yeux humides. «Mon pays c’est l’amour», c’était la dernière attente, c’est un rendez-vous», dit-elle. Le premier titre de l’album, «J’en parlerai au diable», la met en transe: «Quelle claque monumentale! Pour un type en chimio, c’est impensable», lâche-t-elle.

Regard tendre

Son bémol n’est pas musical: «J’aurais illustré l’album avec la photo qui figurait le 9 décembre sur l’église de la Madeleine, avec ce regard tendre pour son public», commente-t-elle.

Le vinyle qu’elle attend «tout blanc, beau et pur» est déjà commandé. «J’aurais dû m’effondrer devant cet album, mais il ma donné la pêche! Cet album m'aidera à vivre ces prochains mois», assure Elisabeth Harsch, qui pleurera pourtant pourtant encore longtemps son idole: Johnny l’accompagne depuis 45 ans, et ce n’est pas fini.

Créé: 19.10.2018, 17h33

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