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Covid-19 Des anticoagulants pour éviter l'hospitalisation

Une expérience menée en Suisse permettra de savoir si les thromboses apparaissant chez les patients peuvent être écartées par un traitement anticoagulant.

Jusqu'à présent, on ne prescrivait pas d'anticoagulants dans les cas non graves de Covid-19 chez les patients qui ne présentaient aucun facteur de risque de thrombose.

Jusqu'à présent, on ne prescrivait pas d'anticoagulants dans les cas non graves de Covid-19 chez les patients qui ne présentaient aucun facteur de risque de thrombose. Image: Keystone

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Une étude clinique est menée depuis lundi dans toute la Suisse afin de déterminer si l'administration préventive d'un anticoagulant dans les cas non graves de Covid-19 peut éviter des hospitalisations. La formation de caillots sanguins dangereux touche en effet même les patients peu atteints.

Les médecins du monde entier ont signalé, ces dernières semaines, que les patients pouvaient souffrir de thromboses en plus des symptômes habituels que sont la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires, et ce même dans les cas non graves, a indiqué mercredi l'Hôpital universitaire de Zurich (USZ) dans un communiqué.

Dès le début de l'infection

La nouvelle étude est menée par la clinique d'angiologie de l'USZ en collaboration avec les quatre autres hôpitaux universitaires de Bâle, Berne, Genève et Lausanne, ainsi q'avec les hôpitaux de Lugano et Bellinzone.

«Nous savons que les caillots sanguins sont l'une des complications les plus fréquentes chez les patients atteints de Covid-19, et nous voulons essayer, dès le début de l'infection, d'empêcher leur apparition», indique le Pr Nils Kucher, directeur de la clinique d'angiologie de l'USZ, cité dans le communiqué.

Environ 1000 participants

Jusqu'à présent, on ne prescrivait pas d'anticoagulants dans les cas non graves de Covid-19 chez les patients qui ne présentaient aucun facteur de risque de thrombose. L'étude comprendra environ 1000 participants et devrait indiquer le niveau d'efficacité et de sécurité du principe actif dans ce groupe de patients.

Comme le nombre de cas est actuellement bas en Suisse, les chercheurs essaient de savoir si cette étude peut également avoir lieu dans des pays intéressés de l'Union européenne (Allemagne, Italie, Belgique). Les résultats seront probablement disponibles au cours de l'année 2021.

L'USZ avait déjà démontré à la fin avril dans le cadre d'une étude menée à Milan que de nombreux patients développent des caillots sanguins avant même leur entrée à l'hôpital. L'embolie pulmonaire était la forme la plus fréquente. (ats/Le Matin)

Créé: 17.06.2020, 14h01

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