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Partenariat Autistes, diabétiques et épileptiques: des chiens les assistent

L’association Farah-Dogs à Sierre, soutenue par la Loterie Romande, prépare des toutous à avertir des épileptiques et des diabétiques de l’imminence d’une crise. Elle permet aussi à des jeunes autistes de mieux se socialiser.

Tiziano, un autiste de 5 ans, a reçu O'Malley, un cocker anglais, le 30 novembre dernier de l'association Farah-Dogs. Depuis, le petit garçon s'est grandement socialisé.

Tiziano, un autiste de 5 ans, a reçu O'Malley, un cocker anglais, le 30 novembre dernier de l'association Farah-Dogs. Depuis, le petit garçon s'est grandement socialisé. Image: DR

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Le chien est-il le meilleur ami de l’homme? À l’instar des chiens d’aveugles, ceux qui sont préparés pour l’assistance sont bien plus encore, ils permettent à des personnes malades de rester en vie. «Nos chiens, précise Nicole Boyer, éducatrice canine et directrice de l’association Farah-Dogs à Sierre, sont capables de détecter chez un épileptique un changement infime des odeurs ou des ondes cérébrales qu’il dégage et de l’alerter qu’une crise se prépare. Ainsi averti, l’épileptique va se mettre à l’abri et se coucher sur le sol afin que sa crise n’entraîne pas des conséquences tragiques.»

Mais les quelque 16 toutous éduqués chaque année par Farah-Dogs s’adaptent à bien d’autres maladies. Par l’odorat, ils préviennent aussi les crises chez des diabétiques, notamment en détectant une variation de l’acétone, et améliorent sensiblement la sociabilité de jeunes autistes. «Nous avons offert récemment un cocker anglais à Tiziano, 5 ans, poursuit la directrice. Grâce à son nouveau compagnon, son ressenti de la vie a changé, ses relations avec sa famille se sont améliorées et il a moins de réticence à établir des contacts avec d’autres personnes».

Farah-Dogs (Farah, le nom de la première chienne de Nicole Boyer, signifie joie ou gaîté en arabe), une association à but non lucratif, compte deux éducatrices canines et quatre collaborateurs/trices. Dans un premier temps, les chiots sont placés entre 15 et 18 mois dans une famille d’accueil. Là, toutou devra apprendre les bonnes manières. Avant son retour au centre, il doit laisser entre autres les chats tranquilles, ne pas aboyer sans raison, éviter de faire des trous dans le jardin, accepter les caresses, ne pas martyriser les pantoufles et comprendre que le lit et le canapé n’ont pas été construits pour lui.

«Nous donnons les chiens gratuitement»

À ce stade, les chiens n’ont pas de spécialisation. C’est au centre que sera déterminé vers quelle pathologie ils seront dirigés. Un exemple, dans le cas du diabète, il s’entraînera avec les habits portés par son futur maître afin de réagir en cas d’hypoglycémie. «La formation complète d’un chien peut aller jusqu’à 30'000 francs, précise Nicole Boyer, et nous le donnons gratuitement. C’est dire combien nous sommes dépendants des dons, comme ceux que nous recevons de la Loterie Romande.»

Victor Fingal

Créé: 17.01.2020, 06h48

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